Télécharger la version PDF: 50Temoignage_de_Duane_Washum__ex_franc_macon

 

J’ai grandi dans une ville de l’Arizona où il semblait autorisé de penser que tous les élites de la communauté étaient Maçons.

A cette époque, je n’avais aucune idée de ce qui se passe à l’intérieur d’une Loge Maçonnique, mais au regard du calibre des hommes que je connaissais comme membres de cette organisation, je les percevais comme des personnes spéciales.

Etant chargé d’application des lois au service des nommés et des élus pendant toute sa carrière, et parce qu’il était un homme d’affaire, mon père était un pilier de la communauté. Mon père, avec au moins un oncle et un groupe de cousins étaient tous de la Loge Bleue. Ma mère et trois de mes tantes étaient membres de l’ordre de l’Etoile d’Orient, qui est essentiellement une organisation acceptant les femmes, les sœurs, les mères, les filles, etc., sans que ce critère soit exclusif. Au lycée, je me suis activement engagé pour la loge DeMolay et mon épouse est ex membre des Filles de l’Arc-en-ciel.

Mon père décéda en 1963. Il était plus qu’un père pour moi. En le perdant, je perdais mon meilleur ami. Avant la mort de ce meilleur ami, un de ses derniers vœux, adressés à ma mère était que ses deux fils deviennent Maçons. A cette époque, je ne savais encore rien de ce qui se passait à l’intérieur d’une loge ; mais papa n’avait cessé de dire qu’être Maçon l’avait rendu meilleur. Il n’était pas un ‘va-à-l’église’ selon l’expression commune – nous n’étions pas une famille chrétienne. Toutefois, il était vraiment un homme bon, honnête, courtois et bien respecté même par ceux qui l’opposaient dans le renforcement des lois.

Quinze ans plus tard, loin de l’Arizona, le vœu de mon père s’accomplissait. En 1978, je fus initié au grade d’Apprenti de la Loge Bleue dans laquelle mon frère servait déjà en tant que membre. En Septembre, je passai au grade de Compagnon et le 10 novembre 1978, j’étais élevé au grade de Maître Maçon. En ce soir-là, un pin maçonnique ayant appartenu à mon père m’était présenté. Avec des larmes aux yeux et de la joie dans le cœur, je pouvais finalement dire : ‘Demeure en paix maintenant, vieil ami ; tes deux fils sont Maçons à présent’.

A ce stade, je savais encore peu de la Franc-maçonnerie. J’avais toujours entendu dire qu’elle était une confrérie d’hommes dont les enseignements étaient tirés de la Bible. Je n’en savais rien de plus, même comme il me fut exigé au soir de mon initiation comme condition préalable d’admission à la loge, de prêter serment que je me ‘soumettrai avec empressement aux anciens usages et aux coutumes consacrées de la Confrérie’. Je fis serment sans même savoir ce qu’étaient ces ‘usages’ et ‘coutumes consacrées’. Je n’ai pas le souvenir que papa allait à la loge tant que ça, particulièrement durant ses dernières années. Je ne me souviens même pas d’un débat sur la Maçonnerie pendant le diner. Toutefois, je ne l’ai jamais entendu parler négativement de la loge. Je n’ai rien entendu de négatif des membres de la famille sur la loge à l’exception d’un oncle ; et même là encore, ses remarques ne touchaient pas aux fondements de la Franc-maçonnerie.

Comme je devais l’apprendre plus tard, il n’y avait pas d’issue pour la connaissance de la vérité, à moins d’être observateur extérieur comme ce fut le cas de l’oncle. Tant de membres restent ignorants ! Ce qui aggravait ma vulnérabilité était ma confiance naïve dans les Maçons que je connaissais avant mon adhésion. Tant que je n’étais pas sollicité pour la ‘chasse aux critiques’ ou pour quelque chose de semblable, je ne me laissais pas préoccuper par les fondements de la loge.

Pour passer d’un degré au suivant, il ya beaucoup de travaux à produire dans la Loge Bleue. Les ‘Habiletés’ doivent être mémorisées ; il s’agit d’une série de questions précises qui te sont posées et pour lesquelles les réponses doivent être décomposées, proches du mot pour mot. Dans certaines loges, il est demandé que ces habiletés soient démontrées séance tenante, devant les membres en plénière. Nous passions ces épreuves lors des sessions de la loge uniquement.

Je démontrai mes habiletés du 3e grade au cours de la soirée-programme de décembre et cela fut l’occasion pour le Vénérable Maître élu de m’établir comme son Jeune Assistant pour l’année suivante (1979). L’épreuve de ce soir n’incluait pas d’exercice oral ; alors il m’était demandé de présenter les outils d’enseignement des trois premiers grades ainsi que les devoirs correspondants à ces grades.

En 1980, je travaillais comme chapelain[1]. La tenue de ce poste impliquait beaucoup de mémorisations, des circumambulations[2], des prières et de beaucoup d’autres choses. J’appris aussi les tâches du Diacre senior à plusieurs niveaux, etc. Cet été là, je m’attachais à la connaissance des cours du premier degré que j’allais donner en automne, après la pause d’été de la loge. Pendant ces deux premières années, j’eus aussi à mémoriser les enseignements sur le Tablier.

En 1981, j’étais admis Surveillant Junior, devenant ainsi un des trois responsables principaux de la loge, c’était ma première nomination. Si ma mémoire est fidèle, je commençai à soumettre les candidats cette année-là. Autrement dit, j’exerçais des contraintes dans chacun des degrés, jouais le rôle de Vénérable Maître pendant les rituels d’initiations ou d’avancement des candidats. Alors que mon année de Surveillant Senior s’achève (1982), j’ai déjà tout appris des travaux du degré, ce qui me laissait assez de temps pour m’occuper des frères d’une des grandes loges du Nevada en 1983. Je le fis en tant que Vénérable Maître.

A la fin de mon année à l’Est, le tablier d’un Ancien Maître me fut donné. Le titre accompagnant ledit tablier me fut attribué également. Je ne me souviens pas qu’il y ait eu de jour aussi merveilleux de ma vie, mis à par celui de mon mariage, et ceux de naissances de nos deux enfants. Je me sentis à la fois humble et cependant très fier.

Sans regard à l’aspect distinctif et à la taille de la Loge Bleue d’où ils étaient affiliés, les Anciens Maîtres représentent le groupe des hommes les plus dignes d’une loge et maintenant, j’étais l’un d’eux ! Mais quelque chose d’autre se passa en Janvier 1984 qui allait définitivement changer ma vie. Cette chose spéciale, je bénis Dieu, était Jésus-Christ !

Dans les derniers jours de décembre 1983, juste après la fin de mon mandat au bureau, mon Seigneur et Sauveur commença à me révéler la vérité le concernant et la vérité sur la loge. Il me montra par exemple que les enseignements de la Franc-maçonnerie ne fortifiaient pas dans la foi chrétienne ni ne me rapprochaient de Lui. Je suivais des hérésies d’une organisation qui invoquait quelque chose du nom de Grand Architecte de l’Univers ; il m’apprit que GAOTU[3], comme ils l’appellent, n’est ni le Père, ni le Fils, ni le Saint-Esprit. Mais plutôt un dieu forgé dont les musulmans, les bouddhistes et d’autres non-chrétiens s’accommodent à invoquer. Il me montra qu’au lieu de recevoir la Vérité de Sa Sainte Parole, j’étais plutôt bluffé des distorsions de la Bible.

Ma décision de quitter la loge ne fut pas facile. Elle fut influencée par plusieurs événements. Pendant deux bonnes semaines, mon monde avait été sens dessus-dessous. Les pours et les contres me submergeaient des deux côtés dans la bataille spirituelle dont j’étais le terrain et l’arbitre. Je peux me souvenir des événements qui me troublèrent vraiment. Je décidai de rationaliser et jusqu’à ce jour, certains malaises restent non résolus tels que :

Au début de l’année où j’étais Surveillant Junior, un Ancien Maître de la loge, qui était parallèlement en charge de la Grand Loge, pouvait se mettre de côté durant les séances de loge et bavarder avec un ou deux de ses amis. Malheureusement, le nom du Seigneur était souvent prononcé en vain dans leurs conversations. Une nuit, j’entendis ces mots plusieurs fois en un laps de temps. Au moment du rafraichissement, je le confrontai sous le Hall. En quelques mots, je lui dis : ‘Si j’entends encore ces mots sortir de votre bouche pendant la loge, j’écrirai là-dessus et vous serez mis à la porte de la Maçonnerie’. En toute sincérité, je ne savais même pas si telle démarche était possible, mais c’est ce qui sortit de ma bouche ! On pouvait entendre une épingle tomber. Tous ceux qui avaient entendu cette confrontation étaient choqués, mais pour la plupart d’entre eux, (au moins pour ceux qui m’en parlèrent directement), ce ne sont pas les propos de cet homme qui étaient déplacés. Ecoutez plutôt les remarques qui me furent adressées : ‘Après tout Duane, il est Ancien Maître’. ‘Après tout Duane, il est Officier de Grande Loge’. En toute honnêteté, s’il m’avait été possible de récupérer mes avertissements et les dire plutôt en privé, je l’aurais certainement fait, même comme les siennes avaient été dites ouvertement en loge.

C’est ainsi que doit procéder le chrétien. Mais je n’avais pas grand-chose de chrétien en ce temps là, même comme je prétendais l’être. Dès lors, cet incident devint comme un puzzle pour moi, car il me semblait que les titres maçonniques l’autorisaient à blasphémer. Jusqu’aujourd’hui, j’ai du mal à cerner la question.

En tant que chapelain, l’un de mes devoirs était de rendre grâce avant les repas durant notre diner-partage mensuel. Ce diner qui avait lieu tous les quatrièmes vendredis du mois, était réservé à l’Admission au Grade d’Apprenti. Ceci donnait aux membres accompagnés de leurs épouses de rencontrer les nouveaux initiés et leurs familles. Je n’étais pas à même d’assumer cette obligation en début d’année à cause du temps de voyage (j’avais un emploi hors de la ville). Le premier diner-partage que je supervisai s’avéra éducatif et désagréable cependant. Je dis les grâces avant le repas et participai comme tout le monde. Après le diner, un Ancien Maître me demanda de le retrouver dans la salle contigüe à la loge. C’est là qu’il me fit part de sa préoccupation sur l’erreur que j’avais fait ce soir-là. Je lui répondis que je ne comprenais pas où il voulait en venir. Lui demandant des précisions, sa réponse qui servirait d’éveil et de mise en garde à tout chrétien était : ‘Tu as prié au nom de Jésus-Christ’. ‘En quoi cela était un problème ?’ Lui demandai-je. Il me répondit : ‘Elle pourrait choquer nos membres juifs’. Je regardai alors l’autel, où une Bible ouverte était déposée. Je lui dis : ‘PM (pas besoin de noms), dans quelques instants, nous allons lancer les travaux de la loge avec La Sainte Bible sur l’autel – complète avec le Nouveau Testament : qu’en pensent nos frères juifs ?’ Il me répondit : ‘C’est sans importance, ce pourrait bien être un Coran’. Je lui rétorquai : ‘Mais CE N’EST PAS le Coran. C’est la Sainte Bible’. J’étais troublé et je m’éloignai de lui. Cette ‘indication’ s’est confirmée par la suite par l’officier principal qui s’approcha de nous pendant notre conversation. Je me demandai plus tard : ‘mais que n’ai-je pas compris dans tout ceci ?

C’est ainsi que je me suis rendu compte pour la première fois qu’il n’y avait aucune mention du nom de Jésus-Christ dans les prières que j’avais à apprendre comme Chapelain. Quand je regarde en arrière, je peux reconnaître un ensemble de choses qui justifient mon manque de discernement dans cette question.

Je reconnais maintenant que je n’étais qu’un chrétien de nom à cette époque là. Il est vrai que j’étais déjà baptisé mais avec quelles motivations ? C’était peut-être juste un événement ordinaire sans grand intérêt, car il est manifeste que mon baptême n’était pas le signe d’une vraie acceptation de Jésus-Christ comme mon Seigneur et mon Sauveur. De plus, j’étais plus concentré à mémoriser des quantités de rituels plutôt qu’à les analyser pour comprendre leurs sens profonds. J’admets honnêtement que je ne fus alerté de l’absence du nom de Jésus-Christ dans mes prières pendant les loges qu’à l’instant où l’on m’INTERDIT DE PRIER en SON NOM. Cette interdiction s’étendait même au diner-partage où les rituels de la loge sont absents.

Curieusement, je ne considérais pas les prières comme de vraies prières, ce n’était rien de plus que des rituels. Je mémorisais et nous étions formés pour mémoriser le mot-à-mot à la perfection. Je ne priais pas au nom de Jésus-Christ pendant les loges simplement parce qu’aucune prière ne mentionnait son précieux nom. J’apprenais et récitais des rituels tout bonnement. Toutefois, je ne manquais pas d’être rationnel. Quand je priais en loge, je savais à qui j’adressais mes prières. Au sujet du Coran ? Peu m’importe ce qui se passait dans les autres loges. ‘Dans MA loge, la Sainte Bible est sur l’autel !’

Au diner-partage du mois suivant, je priais de manière à n’offenser personne. Après le repas, j’appelais le PM de côté et lui demandai si la prière avait été bien faite. Il répondit que tout avait été parfait. Je lui demandai si à son avis quelques uns de nos amis juifs auraient pu être offensés de quelque manière que ce soit par la prière. Il me répondit : ‘Non’ et m’assura que tout avait été bien fait. Alors, d’un air hébété, je lui posai une question relative à la viande rôtie que la loge avait servi comme plat principal ; je demandai : ‘PM, ce soir, pendant la leçon, il sera enseigné à nos nouveaux Maçons – dès qu’ils seront postés du côté nord-est de la loge – que toutes les loges sont dédiées aux Saints Jean – Saint Jean de Jérusalem et Saint Jean Baptiste. Or touchant à la question de Jésus-Christ, nous savons CLAIREMENT la position des deux (Jean) n’est-ce pas ?’ Cette fois, le PM s’en alla le premier.

Je me souviens quand j’étais Surveillant Senior. A ce niveau, je soupirais au grade de Vénérable Maître. Et ceci me perturbait déjà assez. Je ne me suis jamais perçu comme le Maître de qui que ce soit et de toute évidence, j’étais loin d’être Vénérable. Tel titre ne devrait-il pas être attribué à Dieu et à Dieu seul ?

Il y eut aussi cet incident à l’église un dimanche, juste après le culte. Mon épouse et moi marchions vers notre véhicule quand nous avons rencontré un jeune homme qui adorait avec nous et qui était coéquipier de mon fils dans l’équipe de softball de l’église. Tout fier que j’étais d’appartenir à une loge, je me donnais toute liberté d’en parler. Le jeune homme me regarda inquisiteur, et dit des choses du genre, ‘la Franc-maçonnerie est une secte’. Aussitôt, j’eus une envie soudaine de le gifler, mais me ressaisit ; je me consolai en me convaincant qu’il est juste ignorant. Aujourd’hui, il est clair que si quelqu’un était dans l’incompréhension ce jour-là, ce n’était certainement pas le jeune homme.

Je me souviens des vœux sanglants, voire mortels que j’avais faits. Je me souviens du nombre de fois que je les ai administrés. Il m’avait été révélé que ces vœux étaient contraires à la Parole écrite de Dieu. Cette même Parole de Dieu sur laquelle l’Ordre prétend fonder ses rituels, ordonne en Matthieu de ne point faire de vœu du tout. Précisément, nous devons nous garder des vœux qui pourraient changer la couleur d’un de nos cheveux. Que dire des horribles conséquences lorsqu’on viendrait à manquer aux obligations ? : ‘… que ma gorge soit tranchée, ma langue soit déchirée, et mon corps enfoui dans le sable de la mer en marée basse…’ ; ‘que ma poitrine gauche soit déchirée, mon cœur et mes organes vitaux arrachés, et mon corps donné aux vautours…’ ; ‘… mon corps écartelé, mes boyaux arrachés, etc., etc., etc.

Quelqu’un eut à me dire que les sanctions n’étaient pas en fait très graves et que leur but était d’incliner le candidat à respecter religieusement les obligations. Pas très grave ? Si les sanctions des vœux étaient légères, alors pourquoi jurer au nom de Dieu ?

Avec l’intense bataille en moi, j’allais vivre encore plus de ‘hauts’ et de ‘bas’. Je pouvais lire dans certains livres chrétiens des choses négatives sur la loge. Vérifications faites dans ma Bible Maçonnique, je rencontrais quelques torsions de la loge qui rendaient les vérités nuancées. Cependant quand je me tournais vers la Bible, je me rendais alors compte que ce que je lisais dans les livres chrétiens était authentique. Mais je me consolai disant : ‘c’est juste une fraternité’. Ce n’est pas une église. Je vais à l’église les dimanches et je vais à la loge les vendredis, c’est ici la différence’.

Mais quelque chose d’autre me venait à l’esprit. Il y a par exemple ce souvenir de conversations que j’eus avec un homme qui était plus gradé que moi. Pendant les ‘rafraîchissements’, nous parlions de Franc-maçonnerie, des activités de loge, etc. Une nuit, il me demanda : ‘Que représente la loge pour toi ?’ Je réfléchis un moment et lui dis : ‘je ne sais vraiment comme le dire, mais je pense que si un homme ne peut être membre d’église, il devrait au moins être en loge’. Il hocha sa tête et sourit. En une autre occasion semblable, il me demanda : «Comment comprends-tu la deuxième section du grade de Maître Maçon ?’ Je lui répondis : ‘Tu sais quoi ? c’est à cela que je pense depuis un certains temps, et tout ce qui me revient à l’esprit est mort, enterrement et résurrection, tout comme le sens du baptême à l’église’. Une fois de plus, il hocha la tête et sourit.

Un jour, je tombai sur mes genoux aux côtés de mon lit et criai à Dieu, au nom de Jésus-Christ, afin que par Sa grâce, il me montre la vérité. Mes yeux étant fermés, j’entendis un grand bruit et vis les mots : ‘Serments de Sang’, en caractères rouges. C’était Sa réponse.

Je me tins sur mes genoux, marchai vers notre salon et m’assis. J’étais tremblant. Je sus en ce moment que ce n’était plus d’importance que la majorité de ma famille soit dans la loge. Je sus également que ce n’était plus d’importance que tant de collègues et d’employeurs étaient Maçons. Je savais aussi que peu m’importait désormais que mes associés des cinq dernières années me tournent leurs dos suite à la décision que je m’apprêtais à prendre. Car nous étions frères Maçons certes, mais nous n’étions pas justes, nous n’étions qu’un rassemblement de personnes faillibles.

Je me remis à genoux. Je pleurais, j’étais dévasté. Je criai à Dieu au nom de Jésus-Christ, le suppliant de me pardonner si je l’avais offensé. J’entendis, ‘Oui Duane, tu M’as offensé et oui, je te pardonne’.

Je soumis à la loge ma lettre de démission et un jour ou deux plus tard, je commençais à recevoir des appels, surtout des Anciens Maîtres pour lesquels j’avais le plus grand respect. Ils plaidaient pour que je n’aille pas loin dans ma décision. Le premier fit quelques remarques bouleversantes. Après que je lui expliquai que mes raisons pour quitter la Franc-maçonnerie étaient liées à la Bible et à ma nouvelle foi en Jésus-Christ, il continua et me dit trois choses :

  • Tu n’as pas besoin de croire en tout ce que tu lis dans la Bible ;
  • Le christianisme est une religion inventée par les gens d’une certaine époque (c’est-à-dire l’Empire Romain), comme un instrument de manipulation des populations, afin de les garder soumis et non rebelles ;
  • Il n’y a aucune évidence qu’une personne du nom de Jésus-Christ ait jamais existé…

Un jour ou deux plus tard, un autre Ancien Maître m’appela. Il m’expliqua combien ma connaissance des rituels était utile à la loge, etc. Nous marchâmes pendant un temps et en toute honnêteté, il était près de me gagner. Mais je lui fis part de ce qui m’avait été dit par le premier Ancien Maître et sa réponse fut : ‘Oh non, Duane, Oh non. Non, il a tord. C’est vrai que Jésus a existé et qu’Il était un homme bon’.

Parmi deux des trois Ancien Maîtres que je tenais en grande estime à cette période là, l’un connaissait Jésus simplement comme un homme bon ; l’autre ne savait même pas s’Il avait existé. Ce qui veut dire que ni l’un, ni l’autre ne le connaissait vraiment.

Je sais qui Il est, et je n’ai point de doute qui soit vivant. Il est mon Seigneur et mon Sauveur et Il vit en moi. Je ne peux saisir quel était mon statut en cette nuit de Noël d’il y a plusieurs années, quand j’expérimentai la mort, l’ensevelissement et la résurrection dans le cuve de baptême d’une église de Yuma, Arizona et je tremble quand je considère l’intention derrière la mort, l’ensevelissement et la résurrection symboliques que j’expérimentai dans la loge maçonnique à Las Vegas dans le Nevada. Mais ce que je sais, c’est qu’un vendredi 13 janvier 1984, sur mes genoux, dans ma salle à manger, quand je criai au Dieu Vivant et Vrai pour Son pardon, Il me pardonna – sans conditions, sans obligations. Et quand j’ai demandé à Jésus-Christ de revenir dans ma vie, Il est venu.

Je ne suis pas parfait. Dieu seul sait combien corrompu et pécheur j’ai été. En mon meilleur jour, tout effort d’imiter mon Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, tout effort de bonnes œuvres s’est soldé en offrande de déchets. Mais au pire de mes jours, par Sa grâce et Son amour, je suis pardonné. Amen.

A l’extérieur de la loge, les membres l’appellent ‘Un homme bon’, ‘un grand réformateur’, ‘un enseignant hors pair’, etc., mais ils ne le reconnaissent jamais comme Dieu Puissant, Seigneur Dieu Tout-Puissant, Seigneur Jésus-Christ, Seigneur de Tout, ou Roi des rois à l’intérieur de la loge et c’est pourquoi je n’y vais plus. Les prières ne constituent pas le seul problème, même pas le plus préoccupant. Car pour le croyant en Jésus-Christ, ‘oublier’ de mentionner le précieux nom de Jésus peut passer, mais OMETTRE VOLONTAIREMENT Son nom est rejet ostensible.

Je regrette, Dieu mon Père, d’avoir volontairement omis Ton nom dans les prières. Mes prières O Précieux Jésus, que ce soit en privé ou devant une assemblée réunie en Ton nom, ne seront plus jamais faites pour contenter les païens, mais seront selon le Saint-Esprit. Je prierai certainement pour les âmes de ceux qui te méprisent, mais je reconnaîtrai ton Autorité Suprême en toutes choses. Je supplie à nouveau de me pardonner et te fais la promesse que je n’y retournerai plus. Au nom de Jésus-Christ et pour Sa gloire, au nom du Seigneur Dieu Jéhovah, au nom précieux de Adonaï, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, je prie, Amen.

 

Mon nom : Duane Washum. Je suis un Ex-Maçon pour Jésus. C’était là mon témoignage. Merci Jésus.

Duane Washum peut-être contacté par email ou par lettre à

In Search of Light Ministries

Box 28702

Las Vegas, NV 89126

 

La présente traduction est l’œuvre de :

 Amour de Christ du Blog ‘Enfants du Paradis’ adresse : www.amourdechrist.canalblog.com

L’original de ce témoignage est en anglais à l’adresse suivante : http://www.emfj.org//washum.htm

 

Autres ressources sur  Franc-maçonnerie

Témoignage de Tio-Chico, ancien sorcier

Témoignage de Tom, ex franc-maçon sauvé par Jésus

Témoignage de Svali, ex illuminati

Témoignage d’un ex franc-maçon converti

Témoignage de Chuck, ex franc-maçon

Tract de Chick pour évangélisation des franc-maçons

Tract de Chick sur la franc-maçonnerie (anglais)

Comment évangéliser un Franc-maçon ?

[1] Le chapelain, ou aumônier, est un prêtre chargé d'une chapelle ou d'une « paroisse personnelle » : maison noble, communauté linguistique, école, mouvement, unité militaire, etc. ...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelain

 

[2] La circumambulation consiste à tourner autour d'un symbole ou à l'intérieur de celui-ci. C'est un rite que l'on retrouve dans de nombreuses religions et croyances.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Circumambulation

 

[3] GAOTU:    Great/Grand Architect of the Universe (Grand Architecte de l’Univers) - A Supreme Being responsible for the creation of the Universe;    (freemasonry) A general term for Deity, whatever a person's belief system is.