Télécharger la versison PDF : 55Les_titres_interdits_dans_l_Eglise

 

Les titres interdits dans l-Eglise

Le respect des écritures est ce qui caractérise les fidèles disciples de Christ. Ils savent n’avoir rien à ajouter aux Saintes Ecritures. Ils n’en diminuent rien non plus. Ils se contentent de vivre selon tous les commandements que Jésus-Christ a laissés à son Eglise.

La mode en Afrique voudrait qu’on dise : «papa pasteur», «maman pasteur», «man of God», «mon père», «mon seigneur», «ma mère», «mon monseigneur», etc. Or Christ le précise bien, un seul est notre Seigneur[1]. On entend aussi parler de «père spirituel», de «mère spirituelle», de «fils», et de… ; Soit ! Tout nous est permis mais seulement à long terme les dérives se produisent ! Beaucoup de pères et de papas, finissent par oublier qu’ils ne sont que des frères et finissent par abuser du titre, décidant du sort et de tel fils, et de telle fille !

Le véritable ministre de Dieu dirige le fidèle vers Dieu. La mission de Christ était de diriger les hommes vers son Père et faisant son rapport au Père il pouvait dire : «Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et que je sois en eux.» (Jn 17:26).

Le sujet a l’air peu critique ; mais les faits sont choquants car dans certains lieux, les dérives sont déconcertantes. Nous avons le témoignage d’un loup déguisé en brebis. Il avait tellement gagné la confiance des «fils» qu’il s’est cru avoir la liberté de livrer quelques uns des fils au couvent de sorcellerie d’où il était serviteur déguisé. De ce que nous savons, c’est quand trois «fils» moururent sans cause évidente que les voix ont commencé à s’élever pour dénoncer le «papa» imposteur. Oui, le papa était papa et appelé tel ! Il avait trop compris qu’il était «papa». Le scénario «papa» avait été répété à ses oreilles jusqu’au point où il crut que c’était vrai. Le comble est que la vérité l’ayant rattrapé, il abandonna l’assemblée ainsi que tous les autres fils et filles qui le voyaient comme «modèle de père» !

Jésus nous prévient : vous avez un seul Père, celui qui est dans les cieux ! Quelques fois, le fils de Dieu suit la mode naïvement. De peur de susciter le mécontentent de «papa», il/elle se laisse couler dans le moule et y va sans retenue ! Et le jour où daddy[2] veut leur donner le bébé miracle, la salle de prières spéciales devient salle d’attouchements, de fouille vaginale et la suite… Des choses se passent sous ce siècle ! Nous avons aussi le témoignage de papas pasteurs qui ont dû voyager d’urgence, sans dire bye bye[3] car persuadés qu’ils ne pouvaient plus supporter le regard des «fils» et des «filles» dont les langues s’étaient finalement affranchies.

Certains anciens ont appelé le leader «papa» pour se rendre compte, des années après, que leurs enfants étaient devenus des instruments sexuels de «papa». Pourquoi donner le couteau à l’ennemi ? Respectons les Ecritures sans raisonnement. Car quelle connaissance avons-nous de tangible sur celui qui nous appelle «mon fils» ou «ma fille» ?

La liste des naufrages est tristement longue. Nous avons entendu parler d’un autre «papa» qui sous la colère maudit son «fils» avec pour conséquences immédiates que le fils fût victime de maladie aigüe et de cambriolage ! Pire, ledit père s’en est vanté publiquement comme preuve de son autorité ! Nous avons aussi vu un «papa» tellement sûr de sa filiation qu’il inscrivit son «fils» dans la franc-maçonnerie à son insu ! De détresse en détresse le «fils» a marché et heureusement le Seigneur Jésus démontra à «papa» qu’il avait abusé du respect à lui accordé.

Autant Christ nous a interdit de se faire appeler tel, autant il nous interdit d’appeler les autres par des titres qui leur donnent autorité sur nos vies. Un seul est notre maître, le Christ qui a donné sa vie pour nous. Nous ne saurons jamais qui est le berger fidèle, jusqu’à ce que le temps manifeste sa « sincérité ». En attendant, puisque nous ne devons soupçonner personne, respectons celui qui nous prescrit comment nous devons nous désigner les uns les autres.

A ce sujet nous observons que des serviteurs de Dieu prudents n’acceptent aucune autre désignation sinon celle de «frère», et tout écart est corrigé promptement. Ils sont frères et reconnaissent que même s’ils font de grandes choses, c’est le Saint-Esprit qui fait Ses œuvres[4]. Ils ne sont que des vases auxquels Dieu fait grâce[5]. Ceux qui dépendent du Saint-Esprit ne pourront en aucun cas s’enorgueillir des titres car ils sont conscients qu’ils ne peuvent rien réussir sans l’aide de Dieu.



[1] Mt 23.9-12 : «Et n'appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs ; car un seul est votre Directeur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s'abaissera sera élevé.»

[2] Daddy veut dire papa en anglais.

[3] Se prononce baïbaï et veut dire au revoir en anglais, mais couramment utilisé par les francophones.

[4] Ac 1.8 : «Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre.»

[5] Jn 16.13-14 : «Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est à moi, et vous l'annoncera. Tout ce que le Père a est à moi ; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend de ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera.»

[Lire d'autres articles du même auteur ]