Mise à jour: 01 octobre 2017

Chers lecteurs et visiteurs de Enfants du Paradis, nous vous offrons dans les lignes suivantes un court extrait de ‘Les Esprits Pervers,’ Première Nouvelle du Recueil Confusions Spirituelles.

Le problème central de cette Nouvelle Littéraire Chrétienne est le culte des ancêtres. Quelle est la position chrétienne sur le culte des ancêtres ?

Bonne lecture ; Dieu vous bénisse !

Couverture du livre

les-esprits-pervers-ebook-cover

Résumé

Kémégni est agacé, harcelé et torturé par les esprits des ancêtres au point qu’il doute de la justesse de sa foi dans le Christ. C’est à l’extrême, quand il s’apprête à céder, que Dieu lui ouvre les yeux. La vérité est simple pourtant ; il fallait juste y penser.

Avant l'extrait

L'extrait que vous allez lire ci-dessous se situe vers les 3/5e de l'histoire, c'est-à-dire après le milieu du récit. Agacé, troublé, désorienté, le héros ne sait plus où donner la tête car suite à sa détresse, les conseils sont jusqu'ici contradictoires. Le conseil de Boubacar, vous allez le lire, est suspecté défaillant mais Kémégni n'a plus de choix. Il l'accepte malgré lui. Qu'est-ce qui l'attend dans la suite, lui même n'en sait rien.

Début de l’extrait

Le Lundi matin, le frère Boubacar me rendit visite. Ils avaient cotisé de l’argent pour moi et espéraient que je l’accepterais.

― C’est pour que  tu ailles régler ton cas avec tes ancêtres, précisa-t-il.

― Je suis sceptique ; ça ne marchera pas, lui répondis-je.

― Sauf si tu as une autre solution. Mais regarde-toi donc ! dit-il. Tu vas bientôt mourir à cette allure et tu comptes nous raisonner ?

― Non ! C’est que je doute que cela soit biblique.

― Biblique ? Meure donc ! Nous te proposons ce que nous connaissons comme solution et tu nous juges. Si l’amour du prochain ne nous a pas animés, tu penses que nous aurions fait tout ceci ? Fais vite avant qu’on ne vienne trouver ton cadavre en pourriture dans cette maison, acheva-t-il.

Les paroles du frère Bouba n’étaient pas tendres et sa pique ne me manqua pas. Je redoutai néanmoins un danger dans sa proposition et tentai d’expliquer :

― Au fait, il semble qu’un frère serait mort en cherchant d’apaiser ses ancêtres et…

― Et quoi ? Et tu ne veux pas mourir. Eh bien ! Remets-moi l’argent et le billet. Je dirai aux autres frères que tu ne veux pas d’aumônes, dit-il.

― C’est que j’aime le Seigneur et je, je...

― C’est ça Monsieur le saint ! interrompit-il. Tu veux t’enfermer dans ta chambre, jusqu’à ce que ta mort survienne et là, tu iras au Paradis. Dis-moi : Si la mort tardait, qui payera le loyer ? Et les viols des voisines, et la terreur que les tiens causent aux paisibles frères parce que leur seul péché, c’est de t’aimer. Que feront-ils dès que tu te seras refugié au Paradis ?

― Ils peuvent demander pardon… répondis-je hésitant.

― Demander pardon à qui ? A tes ancêtres ? A Dieu ? Ils sont des victimes et ils doivent demander pardon. C’est le monde à l’envers. A ce que je vois tu t’en moques ! Tu ne penses qu’à toi. Si même tes ancêtres pourrissent en enfer, ça t’est égal ; et tu te dis chrétien !

― Oui mais leur faire des sacrifices ne leur ouvrira pas les portes du Paradis !

― Mais au moins vont-ils cesser de nuire aux paisibles citoyens, et tu retrouveras une vie sociale normale, répondit-il.

Je le regardai, et le regardai encore. Je n’avais plus de paroles. Je ne pus remettre les dons dans la main qu’il me tendait et il s’en alla.

Alors qu’il s’éloignait, il se retourna et ajouta :

― La réservation est pour demain à seize heures et nous avons déjà averti les parents qui t’attendront à l’aéroport. Que Dieu t’aide.

Je parcourus les documents. Tout semblait authentique. Je compris que le responsable des jeunes leur avait donné les infos me concernant, ainsi que mes contacts du pays.

Je voyageai le lendemain mardi.

dans l-avion pour yaounde-ebook

Les passagers du vol me parurent bien sympathiques car personne ne me dit rien de choquant. Le repas de l’avion fut succulent et me permit d’oublier pendant quelques instants ma détresse. Nous arrivâmes à Yaoundé après vingt-heures et demi.

Mon grand-frère et mes cousins qui m’accueillirent furent effrayés tant mon aspect extérieur n’avait plus rien de ce qu’ils connaissaient de moi. J’avais fait des semaines sans me raser, sans me coiffer, et mes cheveux se bouclaient déjà comme ceux des rastas. La peine avait tellement rodé mon cœur et mes sentiments que seule la fin de ma détresse encore m’importait. Je n’avais pas de bagages en soute et nous quittâmes l’Aéroport-Nsimalen aussitôt.

En famille, la joie et la consternation étaient mêlées. Maman et mes sœurs pleuraient et refusaient tout appel de papa au calme.

Je me sentais conforté par les accolades même si j’étais malade au-dedans et honteux de mon apparence.

Maman et mes sœurs avaient fait beaucoup de cuisines et papa avait invité les parents résidents dans la ville en plus de quelques voisins.

Une fois le silence venu, Maman prit la parole :

― Boubacar nous a dit que tu es gravement malade, mais je vois que s’ils avaient tardé, nous ne t’aurions pas revu en vie. Que s’est-il passé fils ?

― C’est la grâce de Dieu qui me soutient, répondis-je. Je ne comprends pas ce qui m’arrive.

― Qu’est-ce qu’on t’a fait comme ça mon fils ? Je ne dois rien à personne. Que les gens laissent mon fils tranquille ! cria-t-elle.

― Est-ce que tu as consulté les médecins ? demanda papa.

― Oui, dès la première semaine. Quand les cauchemars ont commencé, j’ai pensé à un paludisme chronique ; mais rien. Les gens me disent que c’est spirituel. J’ai prié, j’ai jeûné et jusqu’ici, je ne comprends pas, expliquai-je.

― C’est sûr que c’est une ancienne copine rancunière qui t’a envoûté chez un sorcier. Que Dieu nous vienne en aide, dit maman.

― Voilà la source du problème ! dit papa. Tu persistes dans l’hypocrisie et tu prétends que Christ te protégera ? Tu as semé la fornication et tu en récoltes les fruits ! Le salaire du péché c’est la mort.

― Ce n’est pas ça papa, répondis-je.

― Ce n’est pas ça, c’est quoi ? reprit-il. Tu as toujours partagé tes cachoteries avec ta maman et voilà la fin. Servez la nourriture. Que les gens mangent et rentrent chez eux, il se fait tard.

La grande sœur de maman s’efforça de calmer papa.

― Peut-être que le problème est ailleurs. Si Kémégni reconnait que ce n’est pas là la cause du problème, soyons patients et laissons-le au moins arriver.

― Okééé ! reprit papa. Si tu le dis… Je me demande si tu sais combien ta sœur passe son temps à couvrir les bêtises des enfants ?

― Ah Bon ! C’est de ma faute si tu ne parles aux enfants qu’en grondant. Tu les terrorises en permanence et tu t’étonnes qu’ils ne s’ouvrent pas à toi, réagit maman./

Fin de l’extrait

Pour plus d’informations

Lire la Fiche complète de cette Nouvelle 

Acheter la Nouvelle, format PDF

Les Livres en Promotion

Autres ressources sur le culte des ancêtres

Le chrétien et le culte des ancêtres

Culte des ancêtres : l’idolâtrie dévoilée

Autres ressources sur le salut de Dieu

Le salut est en Jésus-Christ

La voie de l’excellence spirituelle