Couverture du livre

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le fidèle de Jésus gagne toujours

Avant-propos :

Comment vaincre l’esprit de confusion ? Comment venir à bout de la confusion spirituelle ? Comment vaincre les agressions de Satan et de ses démons et vivre une vie paisible ?

La victoire est acquise par la mise en pratique des Saintes Ecritures et c’est ce que ce blog enseigne depuis sa création. Pour vaincre la confusion et le Maître de la confusion, c’est-à-dire le diable, il convient d’obéir aux Ecritures en toutes circonstances. Par les témoignages des ex-sorciers que vous trouvez dans ce blog, vous comprenez que la victoire sur la sorcellerie et la magie n’est possible qu’en Jésus-Christ. Avec les documents d’exhortation et d’édification, nous montrons le chemin pour vaincre la confusion.

Le roman chrétien – Confusions spirituelles – est une approche qui allie l’apprentissage du combat spirituel avec la détente. En lisant la Nouvelle, le lecteur en recréation découvre les subtilités du monde spirituel et comment le dominer.

Confusions spirituelles est un Recueil de 5 Nouvelles (courtes histoires, de l’anglais short stories) qui démontrent que l’invisible n’est combattu et vaincu qu’avec les moyens que Jésus-Christ donne dans la Bible. Les récits les plus longs ne dépassent pas 7000 mots pour le moment. Vous pourrez donc les lire pendant vos pauses de travail, vos voyages, dans une gare de métro, dans une salle d’attente d’aéroport, etc. Les nouvelles vous édifieront certainement.

Afin de vous offrir un livre de première qualité, nous nous sommes attachés les services d’une maison d’édition qui a fait un travail excellent au niveau de la conception et de la mise en page. Le pack de 5 nouvelles en version numérique, tome 1 est de 9,9 Euros ; en version papier, le Tome 1 coûte 16,50 Euros. Quand au Tome 2, il coûte 13 Euros en format papier. Les prix du format numérique de ce deuxième volume seront connus dans la semaine du 07 décembre.

 Le livre répond au besoin d’appuyer les témoignages et les exhortations de ce Blog (Enfants du Paradis) par des exemples. Dans l’ordre des exemples, nous avons pensé aux Nouvelles, au Roman et aux Films vidéo. Pour le moment, nous en sommes aux Nouvelles. L’effort investit nous satisfait quant aux résultats et nous sommes persuadés que vous serez satisfaits également. Nous vous prions, chers lecteurs, de nous faire part de vos appréciations et de vos critiques soit au bas de cet article (commentaires), soit à la page de la fiche du livre dont le lien est à nouveau indiqué en fin de cette page. Pour ceux qui ne sont pas encore familiers avec les achats en ligne, nous vous encourageons de faire le pas. Suite à cette étape, nous espérons produire des vidéos afin d’aider les lecteurs du blog à mieux cerner l’art du combat spirituel.

C’est facile d’acheter en ligne et vous n’avez même pas besoin de compte bancaire (courant ou d’épargne). Les taux de transferts sont les plus bas comparés à nombre d’Agences qui font dans le Transfert d’Argent. Pour ce dernier point, vous pouvez déjà visiter www.paypal.com et lire la procédure. Pour l’avoir utilisée, les frais des transferts pour paiement sont gratuits ; les taux de conversion de monnaies sont très acceptables. Un achat de 20 dollars par exemple vous coûtera environ 500 FCFA en taux d’échanges. La méthode vous évite l’achat des dollars auprès de votre banque. Si votre carte bancaire est en dollars. Vous payez seulement la marchandise au prix de la boutique, sans rien de plus. Dans le cas de notre exemple, paypal prendra exactement 20 dollars de votre compte et rien de plus.

Nous vous aimons en Jésus-Christ.

Amour de Christ

Introduction :

Confusions spirituelles est un roman chrétien. Les cinq Nouvelles démontrent que celui qui se confie en Jésus-Christ triomphe toujours dans tous les challenges de la vie. Agacés par les exigences des traditions, par les pièges des émotions, de la sensualité et de la sorcellerie, chacun des héros s'en sort par son attachement à Jésus-Christ, le Maître du visible et de l'invisible ; L'invincible et fidèle Sauveur de ceux qui l'invoquent. Le roman allie détente et édification, suspense et guérison spirituelle. A lire absolument.

Les textes qui suivent correspondent environ au 5e du Livre qui compte 108 pages. Soit 5171/27597 Mots ou 18,74 %.

Nouvelle I : Les esprits pervers

Les ancêtres disculpés. Le temps vient à bout de tout mensonge.

Extraits : 885/4427 Mots

…Dès le matin, je repassai mes vêtements et me lavai soigneusement. Mon apparence reprit un peu de vie, mais l’intérieur était triste et dans l’abandon. Je ne pus prier. Habillé et à genoux sur le bord du lit, je me courbai, mais ne pus dire mot. La lourdeur de mon cœur était pénible et insurmontable. « Pourvu que j’y arrive et que le patron me pardonne » ; souhaitai-je. En fait, le pardon du patron était capital. S’il me pardonnait, il allait certainement motiver les collègues à cesser leurs mépris et leurs méfiances.

J’arrivai au bureau peu avant 8 heures. La première personne rencontrée fut la secrétaire. Son accueil fut comme attendu :

Ah ! Tu es là ?

Je m’efforçai de sourire, mais la grimace de mon visage ne suffit qu’à provoquer un piaffe de sa part. Je rentrai et m’assis silencieusement à mon bureau, sans un mot de plus. Un collègue arriva, ne m’adressa point de parole. Je l’entendis juste chuchoter à la secrétaire : « Il vient faire quoi ici » ?

Seigneur ! Il eut été préférable que je n’entendisse rien de ces chuchotis ! En effet, les paroles captées me bouleversèrent complètement. Je perdis tout contrôle et tout espoir de reprise. Les battements de mon cœur, les tremblements de mon corps et de mon visage luttaient à me convaincre que le pardon serait refusé. Mais, confiant d’être guidé par l’Esprit de Dieu, je réussis à me ramener et à me calmer. Le chef arriva à 9h45mn.

Je me levai instinctivement pour le saluer. Surpris par ma présence, il me scruta de la tête au pied. La seule parole qui me vint à l’esprit sortit aussitôt de ma bouche, sans que j’eusse le temps de l’apprécier :

― Je suis venu vous demander pardon.

Sur quoi il me répondit :

― Bonjour.

Confus et étourdi, la sueur me surprit alors même que le secrétariat était sous 16°C de climatisation. Il me demanda de le suivre à son bureau. Confiant, je poussai un ouf  intérieur et adressai rapidement une prière à Dieu : « Merci Seigneur de m’aider ».

Une fois installés dans son bureau, le chef me dit :

Oui je t’écoute.

Je répétai les mêmes mots dits plus tôt :

Je suis venu vous demander pardon.

Sa réponse fut simple :

― Demander pardon pour quoi ? Ça fait trois semaines que tu ne viens pas au travail et tes collègues m’ont appris que tu étais malade. Qu’est-ce que tu as ? Tu souffres de quoi exactement ?

Au lieu que de lui répondre, je perdis la parole. « Que dois-je dire ? Mes ancêtres ne l’ont-ils pas dérangé aussi ? Si oui pourquoi n’avoue-t-il pas directement ? » ; me demandai-je. Le silence imposa sa présence. Au bout de quelques minutes mon chef relança :

Je vois que tu as des problèmes, si je peux t’aider, n’hésite pas...

Je compris qu’il était temps de quitter les lieux. Au secrétariat, la secrétaire remarqua platement :

― Tu as besoin de repos et tu ne peux travailler dans cet état.

Quel état ? « Mais quel est ton problème ? » ; je faillis lui rétorquer. Mes pensées toutefois ne se ressaisirent pas : « Serait-elle contre moi pour de bon ? Se prend-elle pour le chef en personne ? C’est vrai que j’ai maigri. Et je mange peu, mais en quoi cela la regarde ? » ; disputai-je intérieurement.

Peut-être fallait-il admettre que la copieuse toilette du matin n’avait pas réussi à maquiller ma tristesse et mon amertume ? Peut-être fallait-il que je me rendisse à l’évidence que mes ennuis n’avaient aucune issue de secours ?

L’autre collègue sortit un billet de 2000 Francs CFA pour que je pusse manger ajoutant :

― Nous passerons à la maison te voir.

Voilà tous mes efforts de réintégration à l’eau ! « M’ont-ils pardonné ? » ; je ne pouvais répondre.

Je retournai à la maison, déçu et découragé. J’avais fait tous ces efforts et pour quoi ? Pour l’honneur de la Parole de Dieu, oui mais pourquoi Dieu n’avait-il rien fait pour qu’ils acceptassent ma demande de pardon ?

J’étais en colère contre les ancêtres. Comment se fait-il que personne n’avait eu ce genre de problème afin que son expérience me servît de repère ? Je me souvins qu’un prédicateur dans son livre conseillait de couper les liens avec les ancêtres afin de vivre une vie chrétienne libre et sans perturbations. Je l’avais écouté ! Et j’avais coupé les liens avec les miens. Que me voulaient-ils donc ! Comment donc pouvaient-ils encore avoir accès à ma vie ?

La suite de la semaine fut pénible. Chaque jour attendait la nuit et chaque nuit soupirait après le jour. A bout de mes peines, j’entrepris de prier que Dieu pardonne le mal que mes ancêtres auraient fait aux gens… Oui ! Puisque les israélites le faisaient et Dieu pardonnait leurs péchés ainsi que ceux de leurs ancêtres. La résolution sembla appropriée car elle était au moins fondée sur la Bible. Difficile dans mon cas cependant, j’avais déjà coupé les liens avec les miens.

Qui donc a raison ? L’auteur du livre dont j’ai parlé plus haut ou les israélites ? Comment le chrétien doit-il gérer ses ancêtres ?

Fin de l’extrait de « Les esprits pervers »

Nouvelle II : Les dieux traitres

Dieu est fidèle et bon. La maîtrise de soi est une forteresse invincible.

Extraits : 956/4788 Mots

…Las de penser et de ruminer rancune, je décidai un jour d’aller chercher du travail.

Ce jour-là, je me rendis au marché, espérant aider à décharger les marchandises. Dès ma première demande de participation, le commerçant me dit plutôt :

Tiens deux cent francs, va manger.

Son don produisit un choc en moi. Je ne demandais pas la charité. Je tenais à travailler comme les autres. Après mon insistance pour le déchargement, le monsieur me répondit poliment :

Le nombre de déchargeurs est complet.

M’étant éloigné en quête d’une autre opportunité, mes oreilles furent secouées par les paroles d’une vendeuse de légumes :

Tu t’es regardé dans un miroir, va te soigner.

A ces mots, je reçus un second choc. Mais voulant me convaincre qu’il ne s’agissait pas de moi ; je me retournai pour la regarder :

C’est bien de toi, tu es malade, va te faire soigner. Répéta énergiquement la dame comme si vraiment préoccupée par ma santé.

Je me sentis tout d’un coup malade et pris le chemin retour.

C’est vrai que je ne tenais plus compte du miroir. L’agression quotidienne incessante avait fini par me rendre indifférent quant à mon image corporelle. Le miroir risquait me rappeler l’état de mon dessèchement. Devant lui, j’avais déjà fait le constat des creux dans mes joues et je ne voulais pas qu’il me rappelât la cachexie de ma silhouette. La flottaison de mes vêtements jusque-là négligée devenait ridicule. Et si ma maigreur avait effrayé la dame ? Et si son intérêt pour moi était compassion sincère à détresse d’homme ? Paulin était le seul qui pouvait encore me comprendre et me donner des conseils. Il avait lui aussi commencé à m’éviter.

Aller aux réunions à l’église ? Pour quoi faire ? Seul le pasteur persévérait encore à m’adresser la parole. Pour les autres, Dieu m’avait rejeté et ils étaient convaincus de devoir se méfier de moi. Tout ce qui m’arrivait ne pouvait arriver à un enfant de Dieu et beaucoup me l’avaient déjà signifié. « Tu dois te confesser publiquement pour que Dieu te pardonne. » ; m’avait été lancé par le responsable des jeunes. Même ceux qui au début m’avaient accordé leur soutien avaient fini par opter pour la réserve.

Voulant m’aider, la diaconesse Abigaïl me dit : « Dis-moi tout ce que tu as fait, libère-toi et le Seigneur te fera grâce. ». Qu’avais-je à lui dire ? Je ne comprenais pas moi-même ce qui m’arrivait.

La communion fraternelle était devenue affaire des autres. Le silence était mon refuge permanent. Personne ne pouvait me comprendre et j’en étais persuadé. Pourtant, trois mois avant la perte de mon emploi, l’église avait tenu un séminaire sur le livre de Job.

Job dans son histoire a connu la pire détresse qu’un humain puisse supporter mais a persévéré jusqu’au bout, sans jamais renier Dieu. Le séminaire avait exhorté à la patience envers ceux qui sont éprouvés dans leurs vies. A présent, le séminaire était oublié dans la mémoire collective et je m’en rendais bien compte. J’étais seul à recoller les pièces des enseignements reçus. Dieu avait peut-être quelque chose à dire. Mais pour l’instant, je n’en pouvais plus. Me retirer était préférable à l’hypocrisie car à quoi bon enseigner si personne ne peut mettre les enseignements en pratique ?

La nuit était dense et seuls les insectes nocturnes animaient l’obscurité de leurs musiques. La fraîcheur de décembre me tenaillait les os mais que faire ? La fatigue me rongeait mais que faire ? Marcher jusqu’au matin ? « Devrais-je marcher tard dans la nuit ? Est-il permis de traverser les villages à des heures avancées ? Et si des êtres invisibles me suivaient ? ». Minuit devait être passé et mes pensées se questionnèrent. 

Le souvenir des voyageurs de la Bible réussit à ralentir ma marche. Dans la plupart des histoires de voyageurs de la Bible, ils évitaient de passer la nuit à la belle étoile. Par ailleurs, j’avais appris des histoires assez curieuses de pouvoirs mystiques au sahel… Etait-ce de la légende ou une réalité courante ? « Les gens racontent en ville que certains villages sont gardés par des forces mystiques. D’autres sont surveillés par des sorciers qui se rendent invisibles à partir de certaines heures de la nuit, juste pour assurer la sentinelle… » ; évaluai-je.

Ces souvenirs me mirent mal à l’aise.

Je sentis la crainte s’approcher de mon cœur. « Depuis le propriétaire du vélo, je n’ai rencontré aucun piéton, à part quelques camions et cars de voyage qui me dépassent ou me croisent de temps en temps... Et si j’étais en train d’enfreindre les coutumes du village ?... » ; continuai-je d’évaluer. Toutes ces réflexions agacèrent mon esprit et je résolus de m’arrêter. M’asseoir ou me coucher dans l’herbe et attendre le petit matin pour reprendre la marche…

Quelques pas plus loin, je constatai un champ entouré d’eucalyptus. Je descendis du trottoir (car le niveau de la route était plus élevé). Je m’assis au pied d’un eucalyptus, tout grelottant de froid, espérant que le sommeil me ferait oublier les douleurs de mes genoux, de mes jambes, de mon estomac et de mes intestins. Tout craintif et cependant prudent, je crus bon de faire une prière aux dieux dudit village, afin qu’ils m’autorisassent un séjour paisible auprès d’eux pendant cette seule nuit. C’est la dernière catastrophe qui pouvait arriver à un fils de Dieu.

La nuit fut entrecoupée par des piqûres de moustiques, des cauchemars et des voies qui tout d’un coup pouvaient me parler. C’est vrai. Avant le matin, j’entendis des voix me parler, des personnes invisibles me menaçaient et me promettaient de doubler ma galère si jamais je faisais le chemin retour vers Bamako. Curieux !

Fin de l’extrait de « Les dieux traîtres »

Nouvelles III : Délires, illusions et réalités

Le voile déchiré. Le temps vient à bout de toute dissimulation.

Extraits : 1016/5119 Mots

…Mais je restai, curieux de savoir comment finirait la scène. Il devait être 18h déjà et la nuit n’allait pas tarder.

Il fallait pourtant que je partisse. Aller où ? J’étais tiraillé par la pensée de fuir et la curiosité de voir jusqu’au bout.

Mais il fallait que je m’en allasse. Un bon chrétien n’avait pas à servir les idoles ou les fétiches. « Dis-donc, j’avais donc la capacité de juger encore ? Tout à l’heure, c’était la méditation transcendantale ; maintenant, c’est les fétiches et les idoles. L’une et l’autre voie conduisent hors de Christ, or je ne veux laisser Christ pour rien au monde. Le pasteur s’est levé contre moi avec les parents de Jamie. Les anciens se sont accordés avec eux pour m’embêter, mais le Christ lui-même ne m’a pas trahi… Pourquoi n’ai-je pas pris la Parole de Dieu avec moi ? En temps normal, je ne sortirais pas sans elle. Pourquoi donc la précipitation a-t-elle eu effet sur moi ? Je n’aurais pas dû quitter la maison… ». Raisonnai-je. Je fus pris de regrets et voulus rentrer.

Dès que je me levai, le danseur solitaire commença à jouer une sorte d’instrument en fer. Le bruit était monotone et sans grande variation et tout à coup, la piste sur laquelle je voulais m’engager livra une file d’autres hommes, tous sans vêtements, couverts de blanc au visage on dirait de la craie. Pourquoi ne portaient-ils pas d’habits ? Que venaient-ils faire ici ? Je me sentis pris au piège. Ils formèrent rapidement un cercle autour de moi. « Seigneur, qu’est-ce que je fais ici ? Pourquoi ai-je quitté la maison ? » ; criai-je.

L’inquiétude me gagna.

« J’aurai dû rester sage. Mais que puis-je faire ???? Où suis-je maintenant ? Et si je m’échappais, trouverais-je le chemin vers la maison ? » ; mes pensées couraient à présent.

Personne ne m’adressa la parole.

Le premier danseur et moi étions seuls au milieu. L’homme continuait sa danse. Les autres entonnèrent une chanson au rythme de la monotonie de leurs instruments. Ils chantaient dans une langue proche du bambana et je pouvais capter quelques mots :

― Nafigui to moloya ta fiou trin… trin… f’aka fag tewou… Je les interprétai comme voulant dire : « Le rapporteur ne connaît pas la honte,… le tuer est la solution… ».

Ils répétèrent les mêmes paroles indéfiniment. Immobile et ne sachant que faire, j’étais là au milieu, m’efforçant d’observer ce qui allait suivre. « Me tueront-ils ? Pourquoi ne suis-je pas parti plus tôt ? Et pourquoi même ai-je suivi cet homme dans ce lieu ? J’aurais dû retourner dès que je m’étais rendu compte de la présence du sang sur la pierre qui me signalait pourtant quelque rituel de féticheur…

Ah Seigneur ! L’église est si bien ! Pas de fétiches, pas besoin de blindage. Pas besoin de sacrifices car celui de Jésus est largement suffisant. Ah comme c’est bien mon Dieu d’appartenir à ta maison ! » ; constatai-je.

Deux hommes se détachèrent du cercle et se mirent rapidement à entasser du bois. Ils allumèrent aussitôt un feu à côté de la pierre du milieu. Et la danse qui jusque là était nonchalante prit une tournure frénétique. Je vis sortir deux tams-tams d’une case qui semblait être taillée sous la pierre, sorte de grotte artificielle. « Dieu tout puissant ! », commençai-je à balbutier, « Tu ne vas pas tout de même me laisser entre les mains de ces gens ! ».

 

L'eglise est si bien

 

 

J’avais à présent de la peine à penser. Je sentis les tremblements me saisir. « Et s’ils me tuent, qui le saura. Qui ira le rapporter à l’église. Qui ira informer Jack et mes collègues. » ; pensai-je craintivement. Autour de nous, la nuit s’était installée et j’étais convaincu que rester dans ce lieu jusqu’au matin serait fatal. Il fallait que je fisse quelque chose. Je devais trouver une solution. J’étais sorti pour la liberté et n’étais point préparé pour la mort. Je devais trouver un moyen de fuite.

A cause du feu et peut-être aussi de l’obscurité, le cercle s’était élargi et quelques espaces s’étaient faites dans le cercle, offrant la possibilité de s’enfuir. Je pris mon temps, me ressaisis et réappris à réfléchir, à concevoir un plan. Il fallait qu’il réussît d’un coup. Dans telle situation, manquer son essai serait grand risque. Fatigué, je m’assis. Le feu avait pris franchement et certains dans le cercle se mirent à s’amuser avec le feu !

« Mon Dieu, ça doit être des sorciers. Autrement, comment pourraient-ils marcher au dessus des braises ardentes, comment pourraient-ils enfoncer du bois rouge brûlant dans la bouche ? » ; évaluai-je inquiet.Je me sentis cette fois désolé pour moi-même. C’est comme si j’étais tout d’un coup persuadé qu’il était vraiment plus facile de pardonner et le pasteur et les parents de Jamie. Oui, leur pardonner était plus paisible que de finir comme ça, cuit et mangé par les sorciers et gratuitement en plus !

Et si je mourais

 

Mes pensées se remirent à courir. Il fallait faire vite. « Et si je mourais dans ce lieu, irai-je au ciel ? Aurai-je la vie éternelle ? ». Je ne sais si les réponses me venaient ou si je prenais mes agitations pour des réponses. Les réponses étaient constamment non.

La colère m’avait aveuglé. Elle avait poussé des racines d’amertumes et j’avais déliré – du moins me l’avait-on dit. « Que ferait Jésus dans ma situation ? Dieu enverrait-Il des anges pour Le délivrer ? Daniel fut délivré des lions, mais ceux-ci sont des hommes. Et nous sommes en pleine brousse. Crier serait inutile car en plus d’être un lieu isolé, ce lieu a l’air d’une alcôve naturelle, une sorte de creux de montagne dans lequel tout semble étouffé. Mais alors, Meschack et ses amis survécurent dans la fournaise ardente de Nebucanedstar ! Oui, mais ils avaient été persécutés pour leur obéissance à l’Eternel, le Dieu d’Israël. Il se trouve que mon cas est plutôt un cas de punition. Ne suis-je pas en train de récolter la colère et la rancune que j’ai cultivées ?

Fin de l’extrait de « Délires, illusions et réalités »

Nouvelle IV : Provocations sensuelles

Les envies érotiques. La crainte de Dieu est une forteresse invincible.

Extraits : 1350/6544 Mots

…J’ouvris la clé. Elle ne portait aucun nom et il me semble qu’elle avait été achetée, juste pour cette mission. Du moins, c’est l’impression que j’eus après la lecture de la lettre. Mon esprit s’affermit à nouveau et j’oubliai que trois heures étaient près de sonner. La lettre était longue, étonnante et imprévisible. Elle disait :

« Cher ami,

Toutes mes excuses si la lecture de ces mots devait te choquer. Je suis désolé d’avoir opté pour ce moyen afin de te communiquer ma pensée. Point n’est besoin de préciser mes coordonnées car j’ai voulu les choses ainsi. Tu as la liberté de détruire le fichier et d’utiliser la clé si tu le désires. Tu peux aussi jeter le tout aux ordures. Je tenais néanmoins à te dire ces quelques mots.

J’ai fait mon possible pour te pousser à te marier, voici bientôt quatre ans que nous sommes collègues et tu n’es même pas fiancé. A ton âge, tu sais, ça fait bavarder. Je suis gêné malgré moi. En ton absence, tout le monde s’inquiète de ta virilité. D’aucuns se demandent si tu es normal. D’autres pensent que tu serais un pédé qui ne veut pas l’avouer. Le vrai problème est qu’on ne t’a pas souvent vu en gentille compagnie comme tout le monde et tu es toujours seul. Je n’ai pas eu le courage de te demander sincèrement si tu es normal et si tu fonctionnes normalement comme tout homme, par respect de la crainte que tu as pour le Seigneur Jésus.

Personne ne peut te reprocher quelque comportement déplacé, que ce soit dans le travail, que ce soit dans tes relations avec les collègues. Mais, ta vie sexuelle fait jaser et sincèrement, je voudrais que tu te trouves une épouse afin de stopper rapidement tout ce qui se dit dans ton dos. Je sais que tu es tout le temps à l’église et que ton service y est irréprochable ; sinon le chef du personnel l’aurait su, puisque son épouse adore Dieu dans ton église.

Entre amis, dis-moi : « Es-tu normal ? » ; « Te sens-tu vraiment bien dans le sous-vêtement ? » ;  » Est-ce que ton attirance est nette envers les femmes ? » ; Excuse-moi de te poser de telles questions, tu sais nous vivons une période étonnante. J’apprends sur internet que certaines églises en Amérique tolèrent l’homosexualité. Tu sais, si c’était ton cas, je comprendrai et je ne te jugerai pas. Je veux seulement t’aider à voir clair dans ta situation. Après tout, je pense que tu as besoin d’être heureux et si un secret comme celui-ci était caché en toi, je peux imaginer combien tu souffres.

Au cas où tu es choqué par la lettre, fais comme si de rien n’était et je comprendrai ; auquel cas je te prie de recevoir mes excuses. Mais si tu estimes que je n’ai pas tort, tu peux toujours m’écrire aussi. Je veux seulement que tu connaisses ces autres plaisirs de la vie et que tu sois plus heureux. ».

Il ne manquait plus que ça ! « Seigneur Jésus, au secours ! J’aurais dû m’endormir plus tôt ! Je me disais que cet homme était bien et voilà qu’il le confirme ! Comme ça ils jasent tous sur mon dos et lui seul a été assez courageux pour me le demander ! Je suis donc entouré d’hypocrites ! Faire de mon nom le centre des commentaires comme s’ils n’avaient rien à faire ! » ; contestai-je à haute voix.

Indifférent à la lettre ? Oui. Je me sentis indifférent, tout à fait. J’eus l’impression du déjà vécu. « Mes élèves le murmurent. Mes voisins le chuchotent et je sais que Dieu n’a pas encore dit son dernier mot. Je me demande si mon supérieur avait besoin de tant de précautions pour s’adresser à moi ; mais au moins il a osé ! Il faudra que je lui réponde. Que je lui réponde de vive voix. Ma nudité a été exposée à Dieu tout à l’heure et le Christ lui-même sait tout de moi. Je vais bien, je fonctionne bien…

Je fonctionne bien… Comment ça je fonctionne bien ? Mon Dieu ! Comment puis-je dire que je fonctionne bien ? Je ne sais même pas comment se fait une caresse, un baiser. Que ressent-on dans la relation sexuelle ? Mon Dieu ! Dans ce territoire, je suis un étranger qui s’ignore ! Et si mon collègue a eu raison de m’envoyer un fichier numérique ?

Que lui aurais-je répondu en face. Que je suis normal ? Que je fonctionne bien ? Puis-je le dire ? Ai-je des arguments subjectifs et objectifs pour dire que je fonctionne bien ? N’est-ce pas mon épouse qui pourra dire à ses copines au sujet de mon bon fonctionnement ?

L’érection suffit-elle pour affirmer que tout va bien ? Si j’étais normal, j’aurais peut-être déjà séduit une sœur et l’aurais épousée. Mes parents ne sont pas comme ceux de Samuel, sinon ils m’auraient déjà choisi une femme… Pas si sûr car son grand-frère de 26 ans n’est pas encore marié, même pas fiancé.

Il faut pourtant que je lève le tabou. Je devrais parler de sexe ouvertement. Pas de sexe en général puisque je l’ai toujours fait, même avec mes élèves. Il est question de ma sexualité ! Suis-je seulement théorique ou suis-je vraiment normal dans mon fonctionnement libidinal ? ». L’intérêt de trancher la question réussit l’assoupissement de mes yeux. Je me surpris à constater que j’avais finalement dormi.

Il était 6h45 et je devais faire vite. J’eus juste quinze minutes d’actions de grâces. Je me proposai de lire la Parole de Dieu pendant la pause du midi.

J’arrivai au bureau juste après 9h et saluai mon supérieur. Il n’était pas d’humeur à taquiner et je dus m’esquiver rapidement. Comment allais-je introduire la conversation sur mon intimité ? Ce matin là, le contact avec le chef était difficile. Le courant était tendu et menaçant. Il n’avait pas tort de m’avoir écrit et m’avait suggéré de lui écrire en cas de tel constat. J’avais voulu lui parler face à face, mais allais-je pouvoir ? Ma résolution allait-elle aboutir ou allais-je finir par lui envoyer un tapuscrit aussi ? Pour la première fois je réalisai que sa demande « As-tu dormi accompagné » m’avait manqué et je sentis une certaine affection pour celui qui s’inquiétait de ma vie sentimentale. Je ne pus insérer la discussion et dus supporter jusqu’au lendemain mardi.

Le mardi, je n’avais pas cours et arrivai plus tôt à l’entreprise. Mon supérieur était absent et ce fut pour moi l’occasion de le devancer. L’idée de remplir sa clé de mes pensées réponses me traversa sans conviction. Il arriva peu avant 8h et c’est moi qui lui demandai s’il avait bien dormi… s’il avait bien dormi accompagné. Surpris, il me regarda fixement, étonné par ma question. L’idée de sourire éclaira mon visage et il comprit. Toutefois, ce n’est que le vendredi matin que je me jetai à l’eau. Ma première question fut bien maladroite :

― Comment un homme peut-il savoir qu’il fonctionne bien ?

Mon chef oscilla paresseusement la tête. Il ne comprenait pas, ou peut-être ma question était-elle stupide ? Il regarda dans la direction de « l’intime organe » et me demanda :

― Il fonctionne bien ?

Interprétant la direction de son regard, je répondis :

― Tout va pour le mieux.

Je n’avais pas prévu la suite. Il renchérit :

― As-tu déjà fait l’amour ?

Là, j’étais perdu. En fait j’étais troublé, perturbé. Je n’avais pas de réponse. C’est quoi faire l’amour ? Je lui demandai d’expliquer la question... Voyant mon embarras, il revint à sa question.

― As-tu déjà couché avec une femme ?

Je lui répondis :

― Non. Pas encore.

La honte me saisit tout d’un coup. J’avais honte d’être à cet âge sans connaissances pratiques sur « l’amour ». Pourtant, je n’avais pas péché et le savais. Mais, j’avais honte malgré moi. Je commençai à regretter d’avoir voulu le face à face.

― Et avec un homme ?

Fin de l’extrait de « Provocations sensuelles »

Nouvelle V : Un infiltré surdoué

Déboires et séductions. Dieu sait délivrer ses fidèles de tout piège.

Extraits : 964/6672 Mots

…La nuit, je ne pus dormir non plus.

Le lendemain, alors que j’allais au boulot, j’hallucinai. Oui aujourd’hui, je puis dire que j’hallucinai. Je vis des personnes me bloquer l’accès de l’entreprise. Messagers de Dieu ou illusions ? Je ne sais. Je cherchai à les contourner une fois, deux fois et la troisième fois, j’entendis une voix me dire :

― Tu vas où ?

Comment ça « Tu vas où ? Je suis devant le lieu de mon travail et qui ose me demander où je vais ? ». A cette réflexion, je sentis mes pieds faillir. Alors que je perdais l’équilibre, les vertiges m'éblouirent les yeux et je tendis la main, cherchant un appui. Ma main se retrouva toucher une piétonne, une femme que je ne saurais même pas décrire. Elle s’énerva disant :

― C’est comme ça que ça commence ! Si on t’a envoûté, va te faire délivrer ! Tu n’as pas honte !

Je m’assis à même le sol. La voix que j’avais entendue plus tôt me dit encore :

― Si tu veux vivre, rentre chez toi.

Je me mis à réfléchir : « Doux  Jésus ! Où est le Seigneur Jésus pour me protéger et me garder ? Est-ce la voix du Saint-Esprit qui me parle? Et pourquoi ne m’a-t-Il pas empêché de quitter la maison ? ».

Je me sentis mieux après quelques instants et voulus continuer vers les escaliers donnant aux bureaux. C’est alors que je m’écroulai et ne pouvais rien voir. La voix résonna encore en moi :

― Rentre chez toi si tu tiens à la vie.

Je me résignai. Mais qu’allais-je répondre à mes supérieurs ? Et s’ils m’appelaient au téléphone, quelle raison donnerais-je ? Je voulus céder à la voix. J’étais à la cinquième mise en garde. Je me résolus donc à rentrer. Aussitôt ma résolution faite, ma vue se fit claire. Un peu embêté mais refusant de penser, je m’engageai vers le retour. Hésitant malgré moi car quelle objectivité avais-je des faits ?

Juste après avoir traversé le goudron et sur le point de stopper un taxi pour le retour, ma pensée bondit sur l’insomnie. « Et si le manque de sommeil des deux derniers jours était la cause de ces visions, vertiges et hallucinations auditives » ? Il fallait au moins atteindre le bureau, quitte à demander une permission pour aller me reposer. Sans trop réfléchir, je traversai à nouveau la route.

Je me réveillai deux jours plus tard à l’hôpital. J’avais fait 36 heures de sommeil non stop. A mon second réveil, un frère était assis sur une chaise, près de mon chevet. C’est le frère qui était venu prier chez moi.

― Tu es mort. Me dit-il.

Comment était-il là ? Et pourquoi est-ce lui qui était là ?

― Qui d’autre est venu depuis que je suis ici ?

Il ne répondit pas. Le scénario était bizarre.

― Comment suis-je arrivé ici ?

― Tu es mort et je dois prier pour toi. Me répondit-il.

Je trouvai son attitude suspecte. « Comment mon supposé frère en Christ peut-il me dire que je suis mort alors que je me vois bien vivant ? » ; critiquai-je. Je demandai mon téléphone. Il me répondit que je ne pouvais plus téléphoner. « Mon Dieu, que m’arrive t-il ? Alors ai-je dormi pendant 36 heures ou suis-je mort depuis 36 heures ? ».

Je me mis à retracer les derniers événements qui me revenaient en mémoire. Les avertissements devant l’immeuble de l’entreprise, le mouvement pour le retour à la maison, la traversée du goudron… « Juste un accident… » ; dus-je conclure.

Je cherchai à bouger mon corps. Tout semblait ok ! Juste une petite plaie sous le coude droit. « J’ai peut-être échappé à un accident mortel. Mais tout a l’air normal. ». Curieux quand même de la présence de mon « prieur », je lui demandai s’il n’allait pas au travail. Sur quoi il me dit être libre d’y aller quand il voudrait, comme il voudrait.

Je sentis la faim me tenailler les intestins. « Si j’étais mort comme il le dit, sentirais-je la faim ? » ; doutai-je intérieurement. Je m’interdis de dire mot sur ma faim. Il fallait prier. Oui prier. Même si les exaucements se faisaient rares. Il fallait que je priasse, que je priasse toujours. En dépit de tout, Jésus est fidèle et même si la souffrance m’avait torturé durant ces longs mois, il fallait prier. Surtout prier maintenant, devant ce frère qui avait des propos bizarres et qui disait des choses bizarres… « Tu es mort », « Tu ne peux téléphoner ». Depuis quand ?

Je priai donc. Mon cœur se mit à prier sans arrêt. Je fermai les yeux et invoquai l’Eternel. Il fallait qu’il me dît quelque chose. « Celui-ci qui est près de moi, est-il son envoyé ou un ennemi déguisé en brebis ? ». Je devais prier encore et encore, comprendre si les hallucinations et les vertiges étaient des avertissements de sa part ou des subterfuges du malin pour augmenter à ma détresse. Oui, il fallait que je priasse, que je priasse sans cesse comme dit l’apôtre. « Si j’étais mort, je ne serais plus à même de prier. Les témoignages de chrétiens ressuscités disent qu’ils pouvaient voir leurs corps physiques après la mort. Or, je sens encore le mien. Je sens les odeurs de l’hôpital, j’entends le bruit des pas dans le couloir. Peut-être même que le médecin me dira davantage sur ma situation lors de sa prochaine tournée. » ; pensai-je.

Mon « garde-malade » ne savait rien de ce que le médecin m’avait déjà dit. « Tu dors depuis 36 heures. ». Si j’étais mort, il n’aurait certainement pas parlé de 36 heures de sommeil.

Fin de l’extrait de « Un infiltré surdoué »

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Références du livre :

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Titre : Confusions spirituelles

Titre secondaire :Séductions, souffrances, discernements et délivrances

Par Achille Bérenger Doungméné

Catégorie : Court Roman Chrétien