Mises à jour, 11 septembre 2017

Le texte que vous allez lire est l’histoire d’un moine tibétain qui, épris de liberté, va s’échapper du monastère et connaître Jésus-Christ quelques temps plus tard comme son Sauveur. Après une formation de disciple, il se marie et partage la bonne nouvelle à ses frères tibétains avec l’aide de son épouse. Suite à une persécution, le couple se réfugie en Chine premièrement et au Népal ensuite où ils propagent la Bonne Nouvelle parmi leurs frères tibétains exilés.

Nous vous souhaitons une bonne lecture ; que Dieu vous bénisse.

Le texte original est en anglais et accessible à l’adresse ci-dessous :

http://www.thetruelight.net/personalstories/buddhist.htm

La traduction est de Amour de Christ.

ex-bouddhiste tibetain

Pour une amélioration de la compréhension, nous insérons une carte de la région situant l’Inde, le Népal et l’Himalaya qui est la chaine des montagnes les plus hautes au monde (Sept sommets dans cette zone ont plus de 8000 m de hauteur). Par cette carte nous voulons indiquer tant soit peu les lieux que l’auteur du témoignage cite régulièrement. Par ailleurs nous avons inséré des images de quelques villes. Toutes les images originales modifiées ou non (sauf indication) sont de Wikimedia Commons. 

Pour information, le Tibet est une région chinoise depuis 1959. L’originale de la carte ci-dessous n’a aucune indication sur la zone de l’Himalaya ; l’ajout est inspirée des cartes plus exactes et n’a aucune prétention professionnelle.

appreciation de l-himalaya

Aujourd’hui, j’ai trente ans. J’ai été moine bouddhiste pendant 14 ans. Ça a été un long et dur chemin, avec quelques moments agréables ; un chemin que mes parents ont balisé depuis le Tibet.

Mon père était un nomade Amdo du Tibet qui gagnait sa vie dans le transport du sel à dos de cheval, des mines de sel jusqu’à la ville. Il a rencontré ma mère lors d’un de ses séjours à Lhassa et l’a épousée. Peu après, ils furent touchés de constater que ma mère attendait des jumeaux. Un dignitaire bouddhiste Lama prophétisa que l’un des jumeaux était l’incarnation d’un grand Lama. A vrai dire, mes parents se sentirent très honorés, même comme ils surent, à cause de la prophétie, que ce frère passerait le reste de sa vie comme moine dans un monastère.

En 1959, fuyant l’invasion chinoise du Tibet, ils traversèrent l’Himalaya pour le Népal où ils travaillèrent comme tisserands dans une Entreprise de tapis. La famille s’agrandit avec la naissance de deux filles. Avant ma naissance, mes deux frères jumeaux furent renvoyés au Tibet, afin que l’un d’eux rejoignit le monastère, du moment qu’il était supposé être la réincarnation d’un lama. Mais en 1981, nous apprîmes que tous les deux furent tragiquement tués lors d’une période de troubles avec la Chine. Après cela, mon père mourut et mes sœurs migrèrent au Etats-Unis et c’est de là qu’elles ont soutenu ma mère et moi pendant quelques années.

A l’âge de cinq ans, je fus envoyé dans un monastère tibétain du sud de l’Inde, afin d’y commencer une formation monastique. Ceci était le souhait de mon père car nous tibétains croyons que nos enfants, s’ils deviennent des moines, prendront soin des parents après leur mort. J’eus beaucoup de nostalgie pour la famille une fois au monastère, mais ne retournai point. En ce temps là, le téléphone était chose rare et j’étais très jeune pour voyager seul. La vie du monastère était dure avec une routine quotidienne de mémorisations des textes bouddhistes, de chants et de méditations qui s’accompagnent de mantras qui invitent l’entrée des esprits guides et qui accompagnent la puja à l’honneur de l’Oracle – l’adoration de Palden Lhamo, la même divinité que les indiens servent sous le nom de Kali avec des pratiques différentes. Malgré que cette vie fût pénible, j’eus de très intéressantes expériences cependant. Mon professeur principal, Tenzing Sherap, était très gentil et me traitait comme son propre fils. Il prit charge de mon éducation ainsi que de mes besoins de subsistance.

(La puja (devanagari: पूजा pūjā) est un rite d'offrande et d'adoration de l'hindouisme du bouddhisme et du jaïnisme. Sa signification et son déroulement est différent dans ces trois traditions.) (source, wikipedia)

une vue du monastère Sera

Le Monastère Serah, tel que nous l’appelions, a été créé par le Dalai Lama et abritait cinq mille moines (aujourd’hui dix mille). C’est le plus grand des trois monastères tibétains du sud de l’Inde.

Pendant notre routine journalière, nous passions du temps à apprendre les instruments et accompagnions les cérémonies rituelles spéciales dans les familles; nous leur enseignions aussi les traditions et les doctrines bouddhistes. J’appris particulièrement à jouer la trompette spéciale des cérémonies et des années plus tard, je devins le leader des trompettistes du Dalai Lama. Le Dalai Lama était mon gourou. Quand je devais jouer ce rôle de leader, j’étais tout habillé de vêtements brillants et colorés, avec un large chapeau jaune. Je me souviens qu’un jour, il me bénit par ces mots : « Tu es le meilleur joueur de trompette ; joue bien. »

echo-d-amour au monastere

Je passais aussi beaucoup de temps dans la méditation; dans l’étude des écritures, de la sagesse, de la connaissance et dans l’apprentissage de l’art oratoire sur ces sujets, car mon maître et professeur voulait que je devienne un prêtre officiant capable de conduire des cérémonies et des rituels. Je m’efforçai ardemment à me discipliner par le jeûne et la méditation, mais dus faire face aux tentations. Plusieurs fois durant les méditations, quand il nous était demandé de nous vider afin que les esprits entrent en nous, j’avais du mal comme tous les autres moines et je peinais à réussir.

Après ces années, je commençai à ressentir du mécontentement quant à ma vie monastique et fit plusieurs plans de fugue. Au pire, telle tentative si manquée pouvait susciter de sérieuses punitions. (Ce que les occidentaux ignorent, la fugue peut générer de violentes sanctions.)

Apprendre à parler l’anglais faisait partie de mes études monastiques générales. Notre professeur d’anglais était un occidental qui pouvait écrire des choses au tableau sur une personne du nom de Jésus et nous allions réviser un tel anglais. Petit à petit, je devins curieux au sujet de l’histoire de Jésus et de Ses enseignements. Je discutai de cela avec mes amis moines et nous décidâmes d’en demander davantage au professeur sur l’histoire de Jésus. Nous posâmes des tas de questions et l’enseignant parut effrayé de donner des réponses directes. Deux jours plus tard, il les répondit.

« Vous les gars avez besoin d’un vrai salut, d’un salut vivant, et non d’un salut mort. » Mes amis et moi furent choqués et nous demandâmes de savoir ce qu’il entendait par salut mort. Il répondit : « Le lieu où vous êtes maintenant est ténébreux. Vous n’êtes pas dans la lumière. Je suis terrifié à vous parler de ces choses car je ne suis pas autorisé à le faire. Mais que puis-je y faire ? Le Saint Esprit me presse d’en parler ! » Nous devînmes quelque peu confus. « Qui est le Saint-Esprit ? » nous demandâmes. Il devint embarrassé; mais sa gêne ne nous disait rien; nous tenions à ce qu’il nous parlât sincèrement. Finalement, il nous dit tout de Jésus-Christ. Nous étions au nombre de cinq dans le groupe. Personne ne réagit. Nous restâmes calmes ; mais dans mon esprit trottinait une pensée : « Cette vie de monastère est un enfer. »

Immédiatement après, le professeur offrit à chacun de nous un Nouveau Testament que nous emportâmes dans nos cellules. Il nous dit de le lire et d’essayer de le comprendre. Alors que nous étions supposés lire les écrits bouddhistes, nous passions maintenant du temps à lire le Nouveau Testament. De la Parole de Dieu, nous semblions écouter l’écho d’un grand amour. Après un temps, nous commençâmes à lire ensemble et à haute voix, à très haute voix et très rapidement, à la manière de la lecture des textes bouddhistes afin que les autres moines ne se rendissent compte de rien. Nous le fîmes plusieurs fois, mais un jour, l’intendant de nos cellules vint vérifier nos documents et trouva les Bibles. Il en lut un peu ; se rendit compte qu’il était question de Jésus et fut saisi d’une violente colère. Il se mit à nous réprimander. « Où avez-vous eu ceci ? » « Qui vous les a donnés? » Nous craignîmes de dire le nom de notre professeur d’anglais et préférâmes mentir. Nous lui dîmes que ce sont des frères indiens qui nous les avaient offertes. Il nous avertit que si nous le lisons, nous irons en enfer. « Si vous lisez ce livre, vous n’aurez pas la vie. Le christianisme est inférieur à notre religion et ne conduit pas au Ciel. Si vous mourez dans le christianisme, vous n’aurez pas de vie réincarnée dans laquelle vous pourrez retourner. » Nous gardâmes le silence et nous contentâmes d’écouter.

Ils confisquèrent nos Bibles, les brûlèrent et pour punition, ils nous privèrent de nourriture pendant un jour et nous obligèrent à mémoriser, avant dix heures du matin suivant, trois pages d’écritures. C’était tout simplement irréalisable ; personne d’entre-nous ne parvint à le faire. Le maître resta alors irrité et dit : « N’apportez jamais ce genre de livre dans votre cellule. » (Brutalement, nous moines étions battus de fouets faits de nœuds pour avoir failli à la discipline, et quelques uns finissaient à l’hôpital). Parfois, je me demandais bien où était la compassion (non dans la version tibétaine).

Nous étions vraiment effrayés et nous nous rendîmes chez le professeur d’anglais où nous l’informâmes que nous avions été punis pour avoir lu son livre. « Ouaouh ! » réagit-il, « ne soyez pas découragé, » dit-il. Ensuite, il ajouta : « Je veux vraiment prier pour vous. » A cela, nous étions touché, « quel type de prière est-ce ? » (Dans le bouddhisme, prier veut dire réciter nos textes, la prière bouddhiste n’a pas de contenu personnalisé). Il dit ceci: « Vous n’allez peut-être pas comprendre, mais je vais faire simple. Voudriez-vous répéter après moi ? Fermons nos yeux. » Et nous commençâmes à réciter la prière du Seigneur en langue tibétaine, à partir de la biographie de Jésus telle que composée par Matthieu son disciple. Nous répétâmes chaque ligne à sa suite. Finalement, il déclara que « toutes choses soient faites selon la volonté de Dieu. » Il dit ensuite : « OK ? disons tous Amen. » « Amen ! Que veut dire amen ? » nous demandâmes. « Qu’il en soit ainsi, » répondit-il.

Tout ceci parut une sorte d’échappement pour nous car nous nous sentions comme des prisonniers dans le monastère. Nous avions envie de liberté. Nous lui dîmes que nous ne voulions plus faire partie de cette vie pleine de règles et de lois, où de surcroit les gens n’arrivent à rien. Il répondit : « Je ne vais pas vous dire de quitter ; c’est à vous de décider. Un jour le Seigneur va vous parler. » Nous étions surpris et demandâmes : « Comment cela se fera-t-il ? » Il répondit : « Mon Dieu, le Dieu Créateur est un Dieu parfait et Il parlera certainement à vos cœurs, ne vous inquiétez pas. Je souhaite que vous l’entendiez, mais il se peut que vous ne compreniez pas pourquoi vous auriez besoin de quitter ce monastère. Quand vous l’aurez quitté, j’espère que vous comprendrez ce que je viens de vous dire. » 

Une année passa, puis vint le Nouvel An Tibétain. Il faisait de plus en plus chaud et notre impatience grandissait. Un jour donc, mon ami me dit : « Nous allons quitter le monastère maintenant. » Entretemps, nos autres amis avaient été transférés dans d’autres monastères et nous avions gardé jusqu'ici le souvenir de tout ce que le professeur d’anglais nous avait enseigné. Pensif pendant un instant, je lui demandai : « Pourquoi allons-nous quitter ? » Il répondit : « Nous voulons la liberté et une vie libre de rigides lois – ma vie va devenir comme de la viande pourrie dans ce lieu, c’est-à-dire inutile ; je veux voir le monde. » « Moi aussi je veux partir, » répondis-je. Alors nous partîmes secrètement, un après-midi à 15 heures, avec seulement 3.600 Roupies (80 US dollars) avec nous. Et plus tard, nous écrivîmes à l’Abbot (ou Abbé, c'est-à-dire le Directeur du monastère) et l’informâmes que nous ne retournerons jamais.

Au bout du compte, nous prîmes la direction de Katmandou au Népal. Là, je rencontrai ma mère et mes deux sœurs pour la première fois en quatorze ans.
Ne sachant que faire de notre liberté fraichement conquise, nous rejoignîmes l’armée indienne comme le firent beaucoup de tibétains. Nous abandonnâmes l’armée après deux ans car nous y rencontrâmes trop de règlements, un régime de vie semblable à ce que nous avions vécu au monastère.

une rue de Katmandou

Pendant un temps, je vadrouillai, ne sachant que faire de ma vie. Je voulus gagner de l’argent et m’impliquai dans quelques coups tordus. Je commençai à boire et à faire la fête, et ce faisant, je perdis tout ce que j’avais. Cela eut un impact terrible sur ma santé et je me retrouvai avec la tuberculose en phase terminale, troisième stade. Le médecin m’informa que j’étais près de la mort qu’il me restait la prière. Pendant tout ce temps, j’étais rongé par la culpabilité (l’enseignement bouddhiste sur l’évitement du péché m’agaçait). Voyant ce qui m’arrivait, je devins effrayé et commençai à visiter les temples et à offrir des prières pour soulager ma conscience.

Finalement, je retournai vers ma mère qui fut dégoutée de voir ce que j’étais devenu. C’est en ce moment que je sombrai dans une profonde dépression. Je m’efforçais de faire ce qui est bien mais n’y arrivais jamais. Tout au long de cette période, les chrétiens priaient continuellement pour moi.

Au cours de cette très sombre période de ma vie, un chrétien tibétain m’offrit une Bible dans ma langue maternelle. Dieu ne m’avait pas oublié. Il y avait beaucoup de souffrances en moi dues à ma profonde implication dans la corruption du monde. Petit à petit, cette Bible commença à me fasciner ; plus je la lisais, plus elle me plaisait. Car elle me guidait vers la paix avec amour et me donnait du courage.

bible tibetaine

Un jour, Karma qui un est ami chrétien m’invita à une église où il y avait environ soixante personnes. Quand j’y arrivai, je me sentis curieusement à l’aise, même si quelques pratiques me parurent amusantes. Quand je commençai à prier, il me sembla très juste d’adresser la prière à Jésus-Christ. Beaucoup de chrétiens prièrent aussi pour moi. Mon ami Karma pria que Jésus se révèle lui-même à moi. Et alors, cette même nuit, j’eus un rêve vivant (vision) dans lequel j'étais poursuivi par beaucoup de moines armés de couteaux. Alors que je courais, une gigantesque montagne apparue devant moi, si raide que je ne pouvais la grimper. C’est alors qu’à cet instant, un grand aigle apparut, descendit, me transporta vers un abri ; dans une vallée pleine d’arbres fruitiers où je pouvais satisfaire ma faim. Le matin suivant, je me réveillai avec la conviction que l’aigle était, ou représentait la personne de Jésus qui était venu me sauver quand j’étais coincé dans ma mauvaise situation. Maintenant, je crois qu’il en fut ainsi.

Dès lors, je partis régulièrement à l’église et j’appris de mieux en mieux sur la Bible, sur la vérité de Dieu et sur son salut par la grâce. Je partis dans le nord de l’Inde où je participai à une formation de disciples pendant six mois. Ce fut une merveilleuse expérience d’approfondissement de ma foi en Christ. C’est pendant cette formation de 1993 que je consacrai ma vie entière à Christ ; je remis ma vie entre ses mains afin que ses promesses de régénération et de salut s’accomplissent en moi. Je me fis ensuite baptisé comme signe de mon engagement dans la nouvelle vie qu’il m’accordait.

une rue de hyderabad

Après ceci, je suis allé à Hyderabad dans le sud de l’Inde pour prolonger ma formation de disciple. C’est là que je fus miraculeusement guéri de la tuberculose chronique qui fragilisait ma vie. Durant cette période aussi, je passai beaucoup de temps à partager la Bonne Nouvelle aux Tibétains du nord de l’Inde, je leur parlais de la puissance de Christ qui peut transformer la vie d’une personne. Le Christ m’utilisa puissamment plusieurs fois et c’est alors que je dus faire face à la persécution de mon propre peuple contre ma foi chrétienne. Ma famille ne connaît pas le Christ et à cause de cela, elle ne m’accepte plus, ni n’accepte ma façon de penser et de vivre.

Après mon séjour dans le nord de l’Inde, je partis pour le Népal à nouveau ; cette fois pour partager l’amour, la connaissance et la sagesse du Christ avec les autres. C’est là-bas à Katmandou que je rencontrai et épousai Pelyang en 2003. Après notre mariage, nous nous sentîmes appelés pour Lhassa, la capitale du Tibet, afin d’y annoncer le bon message du salut du Christ à mon peuple.

personnes en priere a Lhassa

Arrivés là-bas, nous n’avions aucun ami; mais juste après, Dieu commença à diriger les gens vers nous. Comme notre cercle grandissait, nous décidâmes d’ouvrir un petit restaurant pour servir le thé et projeter le Film Jésus (très approprié pour véhiculer les œuvres et les enseignements du Christ). Pour cela, nous louâmes une salle et invitâmes deux cents personnes à venir apprendre sur le vrai sens de Noël. Dieu agit puissamment ce soir-là et quarante-cinq personnes acceptèrent Jésus-Christ comme leur Sauveur. Cela nous réjouit beaucoup, sur quoi nous commençâmes aussitôt des enseignements bibliques et leur enseignâmes entre autres le vrai sens du baptême. Dix personnes qui avaient accepté Christ furent baptisées à la veille du Nouvel An.

Les choses allaient très bien et les croyants grandissaient dans leur foi et marchaient avec Dieu.

Mais un matin de Juin, la police visita notre restaurant et nous soumirent à une interrogation. Ils nous instruisirent qu’il était illégal d’enseigner l’Evangile (c’est-à-dire la Bonne Nouvelle de Jésus Christ) au Tibet. Ma femme et moi furent mis dans deux cellules différentes pendant quatre jours, chacun soumis à une interrogation musclée. Ils nous laissèrent finalement aller à une condition : que nous révélions les noms et les adresses de tous les autres croyants. Pour épargner la vie de nos amis, nous donnâmes de faux noms et de fausses adresses. Et là nous savions qu’il fallait quitter le Tibet. Nous partîmes pour la Chine et y demeurèrent pendant trois mois ; pendant ce temps, nous recevions les nouvelles de tous nos amis restés à Lhassa. En 2005, nous retournâmes à Katmandou.

Dès notre retour au Népal, nous avons continuellement prié pour la sécurité et le bien-être de nos frères croyants du Tibet. Ils subissent toujours la persécution, principalement de leurs frères tibétains. Mais à présent, je puis voir que Dieu est vraiment à l’œuvre parmi les tibétains. Il nous a toujours protégés pendant les temps d’épreuves. Nous prions afin de pouvoir retourner un jour au Tibet.

En attendant, nous partageons la nouvelle vie que nous avons en Christ avec nos frères et sœurs tibétains réfugiés, et nous voyons sans cesse le merveilleux travail de Dieu dans leurs vies.

Jetant un regard en arrière, je suis vraiment reconnaissant à Dieu pour cette nouvelle vie reçue du Christ. La vie de Christ en moi donne un sens clair à la mienne et Ses bénédictions m’environnent constamment. Jésus déclare : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » Et les milliers de personnes qui croient en Lui peuvent témoigner du renouvellement qu’Il apporte à leurs vies, à l’exemple de mes nombreux amis.

Présentement, je suis impatient de rencontrer un autre moine bouddhiste du Bhoutan à qui Jésus a apparu dans une vision et lui a dit : « Je te sauverai. » En ce moment, tout comme moi, il suit Jésus en nouveauté de vie. Ensemble, nous avançons au milieu de notre peuple et leur partageons la Bonne Nouvelle.

Fin du témoignage.

Lien pour la documentation chrétienne en langue tibétaine : www.gsungrab.org