Mises à jour: 20/10/2017

Chers frères et soeurs, chers amis et lecteurs,

Nous vous offrons ci-dessous un extrait de Un Infiltré Surdoué, Nouvelle littéraire chrétienne tirée de Confusions Spirituelles. Nous vous informons par ailleurs que vous pouvez lire la nouvelle complète gratuitement si vous le désirez. 

Nous vous remercions d'avance pour vos appréciations.

Résumé:

Jean est spirituellement piégé par ses collègues mais travaille à côté d’eux sans le moindre soupçon de leur méchanceté. Sa situation s’aggrave, se dégrade et s’empire au point qu’il hallucine et reçoit du secours de l’Invisible. Ne comprenant pas qui vient à son secours, il n’en fait aucun cas cependant. C’est quand Dieu le délivre qu’il découvre le projet de ses collaborateurs. Que fait-il ensuite ?

Image de Couverture:

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Début de l'Extrait

/Suite à cette tournure des cauchemars, je donnai, tout bonnement le sujet de prière comme c’était devenu habituel pour moi, ajoutant cet aspect de changement de contenu des rêves. Un frère intervint immédiatement, avant qu’on n’eût prié :

― Le yoga n’est pas conseillé au chrétien ; c’est une pratique païenne qui s’oppose au salut de Dieu en Jésus-Christ, dit-il. 

― Mais comment expliquer le Yoga Chrétien ? demandai-je.

― Bouddha est un faux prophète ; plus exactement un faux Christ. Ses enseignements ne peuvent s’accommoder avec la doctrine chrétienne. La Bible ne parle nulle part de karma comme voie de salut ; ni du besoin d’esprits guides personnels pour nous conduire dans l’élévation spirituelle. Or les guides spirituels sont illimités en nombre dans le yoga, expliqua-t-il.

― Oui, mais il y a le Saint-Esprit chez les chrétiens qui est leur guide aussi ! Il y a les saints et les anges. Il y a bien convergences de vues ! m’efforçai-je de démontrer.

― Je corrige, reprit le frère, un seul est guide des chrétiens. C’est Jésus-Christ. L’Esprit-Saint est l’Esprit du Christ, encore appelé l’Esprit de vérité. Ce seul Esprit habite tous les chrétiens et conduit les chrétiens dans l’obéissance aux enseignements du Christ. Quant aux anges, ils n’exécutent que la volonté du Saint-Esprit ; ni plus, ni moins. Garde-toi du yoga et tu t’en porteras bien frère, exhorta-t-il.

Je ne dis plus mot ; mais mécontent, je l’étais. J’étais choqué et je jugeai les propos du frère extrémistes, voire sectaires. Je le trouvai déphasé ; par contre, je perdis ma paix suite à ses explications. 

Je l’interpelai à la fin de la réunion et son témoignage fut plus troublant. Il m’informa qu’il avait pratiqué le Hatha yoga pendant plus de trois ans, jusqu’à l’initiation à la méditation transcendantale. Il avait aussi pratiqué le Tantra yoga. Le frère me donna en peu de temps tant d’arguments que je dus me rendre. 

C’est dans cet échange qu’il me révéla que certaines postures du yoga sont des incantations gestuelles ; et que l’initiation à la méditation transcendantale est l’occasion d’inviter un esprit guide à venir s’incorporer dans l’initié. Au cours de son initiation, il avait reçu un nom hindou et c’est avec ce nom qu’il était appelé par ses pairs yogis. Il acheva sa dissuasion en m’informant qu’il dut passer par une séance de délivrance après sa conversion ; exorcisme durant lequel plusieurs démons aux noms hindous avaient été chassés. 

A ses explications, je compris que je n’avais pas d’autre choix que de confesser mon égarement et demander pardon à Dieu. 

Après m’être réconcilié avec Dieu, ma nuit fut calme et je dormis bien. J’interprétai précipitamment ma douce nuit comme un triomphe définitif sur les cauchemars ; peut-être parce qu’elle faisait suite à ma repentance ? 

Dans la journée je déjeunai avec Monsieur Latin, le Directeur Commercial. Le répit de la nuit me garda d’évoquer mes peines. 

― Sais-tu que la Secrétaire et l’Assistant du DG ne se parlent plus depuis deux semaines ? Monsieur Latin demanda.

― Quel est le problème ? demandai-je.

― Elle aurait proposé de virer l’Assistant et malheureusement, l’Assistant l’a appris.

― Mais quel est son problème ? L’assistant est vachement compétent à ce que je sache. Et puis, c’est toujours lui le premier à l’entreprise chaque matin.

― Ce qui l’a sauvé, c’est qu’il est l’ami du grand-frère du boss, et c’est ce grand-frère qui aurait donné les ¾ du capital ; tu vois que l’opportuniste a mal visé son tir !

― Jusqu’ici je ne comprends pas, quelles sont ses raisons pour…-

― Laisse-moi avec tes questions, les gens n’aiment pas les gens, c’est la vie.

― Oui, mais faire du mal sans raison est dangereux, la justice de Dieu frappe tôt ou tard.

― Te voilà, le religieux, les intérêts ont parlé ici. Apparemment, la secrétaire ne pèse pas comme elle le pense ; d’après la rumeur, c’est elle qui risque partir. Ha ! Ha ! Ce sera l’histoire du chasseur chassé.

― Tu sais, trahir son collègue ou son ami est la pire des décisions qu’un humain puisse prendre ; Dieu nous met ensemble pour un but positif !

― Où vas-tu trouver la fidélité dans le monde du travail où les intimes amis se trahissent sans scrupules ? 

― Les collègues doivent se soutenir et se faire du bien. Vu qu’ils passent leurs journées ensemble et ce pendant des années. C’est si beau d’avoir des collègues-amis sur lesquels on peut compter !

― Ha ! Ha ! Ha ! De belles leçons de morale ! Chaque homme sur terre cherche son chemin… compte sur ton frère et il va te décevoir… Mieux vaut compter sur Dieu.

― Ah ! Vous connaissez Dieu ? Je ne vous ai jamais entendu parler, ni de Dieu, ni de Jésus-Christ. Dites-moi comment vous faites pour compter sur Dieu ?

― La foi d’un homme est dans son cœur. Je ne suis pas comme ceux qui passent toutes leurs pauses à prêcher aux collègues. Dieu est très bon et très grand pour qu’on prononce son nom à tort et à travers. Je sais compter sur Dieu à ma façon.

― Mais la foi d’un homme transparaît dans son comportement extérieur ! Je suis d’accord avec vous que la foi ne se bavarde pas ; mais au moins se manifeste-t-elle dans les œuvres !

― Qu’est-ce que tu me reproches ? Ne sais-tu pas que c’est grâce à moi que cette entreprise est debout ? Sans moi, elle aurait coulé depuis trois ans. Tu penses que si je ne craignais pas Dieu, j’allais travailler pour le boss comme je le fais ?

― Ouaouh ! Je ne savais rien de ce que vous dites…

― C’est pourquoi il ne faut jamais critiquer la foi des autres. Je suis un bon croyant et Dieu connaît mes bonnes œuvres.

― Je ne vous juge pas, c’est simplement que je tenais à préciser que la foi, même discrète, se manifestera dans des actes agréables-

― C’est ce qui est dégoutant chez les gens comme vous. Vous ne connaissez rien de Dieu et vous pensez que c’est vous seul qui comprenez Dieu. Dieu sait que je suis un homme bon et honnête.

― Mais Jésus dit bien que Dieu seul est bon. Comment donc dites-vous que vous êtes bon ?

― Voilà pourquoi on ne peut bavarder un instant avec votre genre de personne. Vous jugez les autres et ne cherchez que leurs défauts. C’est grâce à mes stratégies que l’entreprise paie vos salaires et fait des bénéfices ; comment oses-tu douter de ma bonté ?

― Ecoutez-moi Monsieur Latin, je ne vous critique pas ; j’attire plutôt votre attention sur l’humilité. Le miel ne se dit pas doux ; c’est aux autres d’apprécier votre bonté.

― Je savais qu’on allait arriver là, vous ne voyez que des défauts chez les autres…

La conversation se coinça ; faute de locuteur, nous finîmes nos repas dans le silence.

La nuit du vendredi renoua avec les cauchemars. Le sommeil confortable ne se reproduisit pas. Je dormis à peine et ne pus m’empêcher de somnoler au bureau. 

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Nous étions samedi et il y avait des dossiers à classer. Je ne pus faire quoi que ce soit tant j’étais épuisé et affaibli. J’avais mal à la tête aussi.

Avant la séparation, mon collègue Moussa me proposa les racines d’une plante qui l’avait soulagé quelques années plus tôt. Sans hésiter, nous descendîmes chez un herboriste et je rentrai avec le produit. C’est une poudre qu’il fallait diluer dans de l’eau chaude et boire une heure avant d’aller au lit. 

C’est avec empressement que j’attendis l’heure du sommeil. Je fis le dosage suivant les indications du docteur des plantes et je bus la boisson dès qu’elle fut devenue tiède. 

Assis sur le bord du lit pour prier, la fatigue eut le dessus et je m’endormis aussitôt. Le lendemain matin, je me réveillai confus. Que s’était-il passé ? Je n’en sais rien. J’avais certainement dormi ; bien dormi ou mal dormi, je ne pus dire. Je manquai d’assurance. Je redoutai que quelque chose d’inconnu se fût produite pendant le sommeil. J’avais l’impression d’avoir échappé à la mort.

Fin de l'extrait

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